Des forces chinoises rassemblées près de Hong Kong (journaliste AFP)

16 Août, 2019, 16:54 | Auteur: Sue Barrett
  • Hong Kong des forces chinoises rassemblées à la frontière Trump s'implique 

Des camions et des blindés autour du stade chinois de Shenzen, jeudi 15 août 2019.

Le gouvernement chinois a indiqué à plusieurs reprises que les manifestants atteignaient les limites du cadre juridique "un pays, deux systèmes" qui donne à Hong Kong son autonomie. Elles défilaient en rangs serrés, brandissant des drapeaux rouges, ou s'entraînaient à la course à pied, alors que d'autres circulaient à moto à l'extérieur du stade.

La raison de leur présence au stade n'était pas connue, mais Pékin a laissé planer ces derniers jours le spectre d'une intervention pour rétablir l'ordre dans l'ex-colonie, les médias de Pékin diffusant des vidéos montrant des convois militaires se dirigeant vers Shenzhen.

Hong Kong a été restitué à la Chine en 1997 mais le territoire de 7 millions d'habitants conserve un statut spécial, avec un gouvernement en principe autonome et une monnaie différente du yuan chinois.

La démonstration de force des chars de l'armée chinoise " à dix minutes " de Hong Kong la rebelle ravive le souvenir de la répression sanglante contre les manifestants de la place Tien An Men, il y a trente ans.

Face au risque d'intervention, le président américain Donald Trump a mis la pression sur la Chine en liant les deux dossiers brûlants: le diplomatique (la crise hongkongaise) et l'économique (les négociations commerciales).

"En Chine, des millions d'emplois disparaissent pour aller dans des pays qui ne sont pas sujets aux taxes douanières". Chargée du maintien de l'ordre, la police militaire dépend de la Commission militaire centrale (CMC), dirigée par le président chinois Xi Jinping. Bien sûr que la Chine veut passer un accord (avec les Etats-Unis, ndlr).

La machine à tweets trumpienne répète à l'envi son " zéro doute " sur la capacité du président Xi à régler humainement le problème de Hong Kong.

Mais cette alliance objective sur Hong Kong réduite à une " question intérieure " chinoise par Donald Trump passe très mal à Washington, où à l'instar des autres chancelleries occidentales, le Département d'Etat, mais aussi le vice-président Mike Pence, soutiennent les revendications du mouvement pro-démocratie.

Avant d'ajouter: "Rencontre en personne?".

Un porte-parole de la diplomatie américaine avait appelé mercredi Pékin à "respecter le haut degré d'autonomie" de l'ex-colonie britannique.

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