L'Iran aurait saisi deux navires — Détroit d'Ormuz

20 Juillet, 2019, 22:07 | Auteur: Lynn Cook
  • Donald Trump a déclaré qu'un navire américain avait détruit un appareil iranien

"Ils ont alors informé l'Autorité portuaire de Hormozgan " conformément aux procédures légales ".

Le pétrolier, le Stena Impero, a été arraisonné vendredi par la force navale des Gardiens de la révolution, l'armée idéologique de la République islamique, pour "non respect du code maritime international", selon un communiqué officiel iranien. Londres avait annoncé vendredi la saisie de " deux navires " par l'Iran. Jeremy Hunt, le ministre des Affaires étrangères britannique devait assister dans la soirée à une réunion d'urgence.

Le propriétaire suédois du pétrolier battant pavillon britannique a confirmé avoir perdu le contact avec ce navire après une "attaque" dans le détroit d'Ormuz.

Le 8 mai, l'Iran annonce qu'il cessera de limiter ses réserves d'eau lourde et d'uranium enrichi, des mesures auxquelles il s'était engagé dans le cadre de l'accord international de 2015 visant à limiter son programme nucléaire.

Cette confiscation du Stena Impero intervient à peine quelques heures après que la Cour suprême de Gibraltar a décidé de prolonger de 30 jours l'immobilisation du pétrolier iranien Grace 1.

" Le Grace 1 a été (saisi) légalement dans les eaux de Gibraltar parce qu'il transportait du pétrole, en violation des sanctions de l'UE, vers la Syrie", a-t-il souligné.

Votre adresse mail est collectée par Le Parisien pour vous permettre de recevoir nos actualités et offres commerciales. Téhéran a nie cette accusation et dénonce un acte de "piraterie" envers le navire chargé de 2,1 millions de barils de brut. "Nous y répondrons au moment et à l'endroit opportuns", avait-t-il ajouté sans plus de précision. Sur son canal Telegram, l'agence semi-officielle Isna a publié une vidéo des propos d'Ali Khamenei avec ce commentaire: "La promesse du guide de la Révolution s'est réalisée aujourd'hui".

La région du Golfe et du détroit d'Ormuz, par où transite le tiers du pétrole acheminé par voie maritime sur la planète, se trouve au coeur des tensions, sur fond de bras de fer entre l'Iran et les Etats-Unis qui y ont renforcé en mai leur déploiement militaire en arguant de "menaces iraniennes" non précisées.

"Cela ne fait que montrer ce que je dis de l'Iran: des problèmes, rien que des problèmes", a dit vendredi le président américain Donald Trump. "Nous avons conseillé aux navires britanniques de rester en dehors de la zone pour une période provisoire", a affirmé un porte-parole du gouvernement britannique dans un communiqué.

Les Européens ont exhorté samedi l'Iran à libérer un pétrolier battant pavillon britannique arraisonné dans le détroit d'Ormuz, la Grande-Bretagne dénonçant un acte "dangereux" et appelant les navires britanniques à éviter ce passage maritime stratégique où se multiplient les incidents. "Une telle action nuit à la nécessaire désescalade des tensions dans la région du Golfe", a, de son côté, renchéri Paris.

"Nous la condamnons fermement et exprimons notre pleine solidarité avec le Royaume-Uni", ajoute le ministère dans un communiqué.

Même tonalité en Allemagne qui a averti "qu'une nouvelle escalade serait très dangereuse pour la région ". "Elle saperait tous les efforts en cours pour trouver une solution à la crise actuelle " entre les Etats-Unis et l'Iran.

Par ailleurs, pour la première fois depuis 2003 et la fin de la guerre contre l'Irak, l'Arabie saoudite a annoncé que pour la première des forces américaines allaient prendre position sur son sol.

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