Ebola : l'OMS déclare l'état d'urgence sanitaire mondiale

20 Juillet, 2019, 05:26 | Auteur: Lynn Cook
  • RDC: un Pasteur atteint d’Ebola décédé la psychose d’un retour de l’épidémie déjà installée dans les esprits

Le conducteur d'une moto taxi a les mains lavées à un point de contrôle de la maladie d'Ebola sur la route Butembo-Goma, en RDCongo, le 16 juillet 2019. "Ebola est une réalité, Ebola n'a rien de surnaturel, Ebola n'a rien de paranormal", a lancé le ministre, lui-même médecin, lors d'une conférence de presse à Goma.

Depuis la déclaration de l'épidémie le 1er août dernier, 1 668 personnes sont décédées, selon le ministère congolais de la Santé.

L'Organisation mondiale de la santé a élevé mercredi l'épidémie de fièvre hémorragique Ebola au rang d'"urgence" sanitaire mondiale en raison des risques de propagation en République démocratique du Congo et dans les pays frontaliers.

Le directeur général de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a demandé à la communauté internationale de "redoubler d'efforts ": "Nous avons besoin de travailler ensemble avec la RDC pour en finir avec cette épidémie et construire un meilleur système de santé ". "Nous espérons qu'il y aura une plus grande transparence des acteurs humanitaires par rapport à leur utilisation des fonds pour répondre à cette épidémie d'Ebola", a-t-il écrit dans un communiqué.

"Le ministère de la Santé rappelle aux ressortissants et aux résidents qu'il ne faut pas traverser la frontière à l'occasion de voyages non essentiels pour aller dans des zones dans les pays voisins où des cas d'Ebola ont été signalés", souligne le ministère dans un communiqué. La plupart ont été vaccinés, assurent les autorités sanitaires.

La RDC en est à sa dixième épidémie de ce virus très dangereux (son taux de létalité atteint 90 % des personnes affectées et un seul cas peut infecter de 6 à 10 personnes) depuis 1976, mais Ebola s'y propage plus rapidement que jamais pour des raisons essentiellement sociales et politiques.

Le risque de dissémination d'Ebola dans la région reste élevé, mais il reste faible en dehors, a affirmé le Dr Tedros.

La ministre rwandaise de la Santé, Diane Gashumba, s'est rendue lundi matin dans le district frontalier de Rubavu pour évaluer l'état de préparation des autorités locales face à Ebola et mobiliser la population locale contre l'épidémie mortelle. Le Comité a notamment reconnu qu'il y avait une pénurie de vaccins jugés efficaces pour contrecarrer l'épidémie.

Oly Ilunga a fait savoir qu'il "acceptait" la décision des experts de l'OMS, avec une mise en garde envers les ONG pour qui "urgence sanitaire internationale" signifie nouvelles subventions.

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