Sida : 770.000 morts en 2018, soit une baisse d'un tiers depuis 2010

18 Juillet, 2019, 12:34 | Auteur: Jonathan Ford
  • Dans son Rapport mondial l’ONUSIDA indique que dans plus de la moitié des pays moins de 50
% des populations clés ont eu accès à des services combinés de prévention du VIH

À l'échelle mondiale, environ 1,7 million de personnes ont été contaminées par le VIH en 2018, soit une baisse de 16 % par rapport à 2010 et ceci tient principalement aux progrès constants réalisés en Afrique. D'après ONUSIDA, "1,7 million de personnes sont devenues nouvellement infectées par le VIH " en 2018.

L'Onusida, l'agence onusienne dédiée à la lutte contre la maladie, a dévoilé dans son dernier rapport que sept cent soixante-dix mille personnes sont décédées dans le monde en 2018 du VIH. Et si le nombre de nouvelles infections reste stable par rapport aux années précédentes avec 1,7 million de contaminations, plus de trois séropositifs sur cinq suivent des traitements antirétroviraux qui empêchent la propagation de la maladie.

Mais en parallèle, pour certaines nations, la situation est moins brillante.

Dans le même temps, le nombre de nouvelles contaminations a augmenté de " façon préoccupante " en Europe de l'Est et en Asie centrale (+29%), au Moyen-Orient et en Afrique du Nord (+10 %) ainsi qu'en Amérique latine (+7 %). Depuis 2010, le nombre de décès liés au sida a ainsi diminué de 33 % pour atteindre 770000 en 2018. Sur la même période, le nombre de morts dus au sida a augmenté de 5% dans ces régions et de 9% au Moyen-Orient et en Afrique du Nord ces huit dernières années. Toutefois, des disparités existent entre les régions du monde.

A LIRE AUSSI: Cette découverte d'une équipe de chercheurs sur le VIH est-elle vraiment historique? " Dans plus de la moitié des pays qui ont publié leurs statistiques, moins de 50 % des populations clés ont eu accès à des services combinés de prévention du VIH, ce qui montre bien que ces populations sont toujours marginalisées et laissées pour compte dans la riposte au VIH", détaille le rapport.

Pour continuer à progresser dans la lutte contre le sida, l'instance appelle les partenaires à redoubler d'efforts, notamment en finançant le Fonds mondial, en recul d'un milliard de dollars en 2018.

Tous ces obstacles compromettent le but que s'est assigné l'ONU pour 2020: que 90% des personnes vivant avec le VIH connaissent leur statut, que 90% de ces dernières soient sous traitement, et que parmi celles-ci, 90% aient une charge virale indétectable. En particulier, en 2018, parmi les 300000 personnes qui utilisaient la prophylaxie préexposition (PrEP), 130000 vivaient aux États-Unis d'Amérique!

" Nous avons besoin de toute urgence d'un encadrement politique renforcé pour mettre fin au sida, détaille Gunilla Carlsson, directrice exécutive par intérim de l'ONUSIDA".

Et d'ajouter: " Le Kenya est l'un des premiers pays d'Afrique subsaharienne à adopter la PrEP dans le cadre d'un programme national public, avec environ 30 000 personnes ayant utilisé ce traitement préventif en 2018. Cette région du monde est la plus concernée par le sida, puisque plus de la moitié de la population atteinte du virus y vit. "Il faut effectuer des investissements adéquats et judicieux, et regarder ce qui a fonctionné dans les pays".

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