Paris, Londres et Berlin appellent à "arrêter l'escalade des tensions" — Nucléaire iranien

17 Juillet, 2019, 07:05 | Auteur: Lynn Cook
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"Nous sommes préoccupés par le risque que le JCPoA [l'accord de 2015 limitant le programme nucléaire iranien] ne se défasse, sous la pression des sanctions imposées par les Etats-Unis et à la suite de la décision de l'Iran de ne plus appliquer plusieurs des dispositions centrales de l'accord", expliquent Paris, Londres et Berlin dans ce texte diffusé par la présidence française.

"Nous souhaitons que l'Iran revienne dans l'accord" et respecte ses engagements, a-t-il insisté.

Les tensions entre Américains et Iraniens, à couteaux tirés depuis le retrait des États-Unis du JCPOA le 8 mai 2018 et la réimposition des sanctions économiques, se sont fortement ravivées ces dernières semaines dans la région du golfe Arabo-Persique, mais aussi sur le dossier du nucléaire. Ils veulent croire que cette décision est réversible. "Réagissant au communiqué européen de dimanche, Téhéran a appelé hier les signataires du JCPOA à prendre des mesures " pratiques, efficaces et responsables " pour le sauver".

"La dynamique que nous avons créée ces dernières semaines, je pense, a évité le pire et des surréactions du côté iranien", a déclaré le chef de l'État français lors d'un déplacement à Belgrade, en Serbie. "Les achats iraniens en Europe seront compensés par des achats européens pour un montant équivalent en Iran". Mais deux grands pays de l'UE, l'Italie et la Pologne, manquent pour crédibiliser cet instrument, a déploré un diplomate européen de haut rang. "De notre côté, nous ferons tout ce qui faut pour empêcher l'Iran de se doter de l'arme nucléaire ".

A l'issue de la séance un communiqué de Federica Mogherini a été publié disant: " Pour l'instant, les parties restent attachés à l'accord nucléaire avec l'Iran. Tous les 60 jours, Téhéran renoncera à une ou plusieurs de ses promesses.

Il est candidat à la succession de Theresa May à la tête du parti conservateur britannique et au poste de Premier ministre.

Cette escalade des tensions intervient après la décision en mai dernier par l'Iran de cesser de limiter ses réserves d'eau lourde et d'uranium enrichi.

"Ces mesures ne sont pas prises obstinément".

Les propos de M. Nétanyahou interviennent alors que les ministres des Affaires étrangères des pays membres de l'Union européenne (UE) se sont réunis lundi à Bruxelles, décidés à jouer leur va-tout pour sauver l'accord de 2015 sur le programme nucléaire iranien.

Mais le rétablissement des sanctions extraterritoriales punitives américaines contre Téhéran après le désengagement de Washington menace l'accord en privant l'Iran des retombées économiques qu'il en attendait.

L'Iran demande depuis des mois aux Etats encore parties à l'accord, et en particulier aux trois pays européens, de l'aider à contourner les sanctions, en particulier pour avoir la possibilité de vendre son pétrole et de sortir son système financier de l'isolement auquel l'astreignent les sanctions américaines.

L'Iran s'est affranchi de certaines obligations prévues par l'accord et a annoncé avoir dépassé le seuil d'enrichissement d'uranium qui lui était imposé.

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