Fête de la musique à Nantes : ouverture de deux nouvelles enquêtes judiciaires

17 Juillet, 2019, 19:37 | Auteur: Sue Barrett
  • Fête de la musique à Nantes : ouverture de deux nouvelles enquêtes judiciaires

Une affiche collée dans le centre-ville de Nantes.

Successivement, une autre a été ouverte pour "violences sur personne dépositaire de l'autorité publique".

Près de trois semaines après la disparition de Steve Caniço à la suite d'une opération policière dans la nuit du 21 au 22 juin en bordure de Loire à Nantes, Libération a publié le 12 juillet des témoignages et vidéos retraçant l'intervention des forces de l'ordre.

L'une d'elles vise les participants à cet événement.

Deux plaintes collectives, deux procédures.

Datant bientôt d'un mois, la disparition de Steve fait déjà l'objet de deux autres enquêtes: une enquête administrative de l'IGPN et une du Défenseur des droits. Lors de cette intervention, au moins 14 personnes sont tombées dans la Loire, dont " très probablement" l'animateur périscolaire, qui ne savait pas nager. "Les enquêtes sont en cours", a-t-il ajouté, sans plus de précisions.

Dans la nuit du 21 au 22 juin, vers 04 h 30, les policiers étaient intervenus sur le quai Wilson, un endroit sans parapet de l'île de Nantes pour obtenir la fin de la musique.

"J'ai reçu dix plaintes de policiers qui ont été blessés lors des événements de la Fête de la musique et qui ont déposé plainte pour des violences sur personne dépositaire de l'autorité publique", a déclaré à l'AFP le procureur de la République à Nantes Pierre Sennès.

Une vingtaine de policiers avaient subi des jets de projectiles, selon le chef adjoint de la direction départementale de la sécurité publique, qui avait autorité sur le service d'ordre cette nuit-là.

De nombreux participants ont au contraire dénoncé une intervention disproportionnée, affirmant avoir été aveuglés par un nuage de gaz lacrymogène et, pris de panique, chuté dans le fleuve du haut du quai.

" J'ai saisi l'IGPN (l'Inspection générale de la police nationale) pour procéder à l'enquête suite à la plainte collective", a déclaré Pierre Sennès, précisant qu'il s'agissait d'une saisine " dans un cadre judiciaire ". Depuis, les proches du jeune homme de 24 ans ont "beaucoup de questions mais peu de réponses". Sa famille s'est constituée partie civile lundi dans le cadre de l'enquête confiée à un juge d'instruction.

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