Tollé après des attaques racistes de Trump contre des élues

16 Juillet, 2019, 20:47 | Auteur: Lynn Cook
  • Quand les élues de la gauche radicale demanderont-elles pardon nouvelle violente attaque de Trump contre des élues démocrates

Les tweets présidentiels du week-end ciblant quatre femmes issues de minorités ont suscité un véritable tollé chez les démocrates et un silence gêné dans le camp républicain, à l'exception notable d'une sénatrice, face à des propos en rupture avec la tradition politique américaine. "NOUS sommes ce à quoi ressemble la démocratie", a renchéri Ayanna Pressley sur Twitter. Lundi, à un journaliste qui lui demandait "est-ce que cela vous dérange que nombre de gens trouvent vos tweets racistes?", il a répondu, stoïque: "Cela ne me dérange pas car beaucoup de gens sont d'accord avec moi". Des élues qui ont évidemment condamné les propos du président des Etats-Unis.

"On ne nous fera pas taire ", a affirmé l'élue noire Ayanna Pressley, appelant les Américains à "ne pas mordre à l'hameçon ".

Le président américain, Donald Trump s'est attiré les foudres des internautes après un nouveau tweet controversé sur les femmes parlementaires démocrates, publié via son compte officiel.

La veille, Donald Trump avait appelé les élues démocrates à retourner dans "ces endroits totalement défaillants et infestés par la criminalité dont elles viennent". "Le tweet du président dans lequel il disait que des élues du Congrès devraient retourner 'd'où elles viennent' était totalement déplacé et devrait être retiré", a-t-elle déclaré. Le sénateur noir républicain de Caroline du Sud Tim Scott a pour sa part dénoncé des paroles à "connotation raciste inacceptables" pendant que Mike Turner, élu de l'Ohio, demandait au président de "s'excuser" pour ces messages "racistes".

Dans le camp démocrate, les tweets des dernières 48 heures ont suscité un véritable tollé, indique l'AFP.

Alexandria Ocasio-Cortez est la benjamine du Congrès américain.

"Présidente de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi a été l'une des premières à réagir à cette série de longs tweets". A un an et demi du scrutin pouvant conduire à sa réélection, le président vise par ceux-ci à renforcer la base de son électorat en ressortant un thème, l'immigration, qui fait très souvent recette, notamment chez les "suprémacistes blancs".

", a tweeté le locataire de la Maison Blanche, appelant les républicains à ne pas tomber dans le " piège " tendu selon lui par ses adversaires démocrates".

"Avec cette sortie délibérément raciste, Donald Trump cherche à rendre les personnes ciblées plus visibles, à pousser les démocrates à les défendre et à en faire des emblèmes du parti tout entier", souligne David Axelrod, ancien proche conseiller de Barack Obama. "C'est un calcul froid et cynique", ajoute-t-il. Les réponses indignées ne se sont pas fait attendre, ce qui n'a pas calmé Donald Trump.

Pour l'éditorialiste conservateur Bill Kristol, farouchement anti-Trump, le devenir du parti démocrate est inquiétant mais certains de ses leaders essayent au moins "de repousser les extrêmes".

Une réaction venue de l'autre côté de l'Atlantique a retenu l'attention lundi dans la capitale américaine: celle de la Première ministre britannique Theresa May, sur le départ, qui a jugé "totalement inacceptables" les propos du président de la première puissance mondiale.

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