14 juillet: Coquerel et Chenu dénoncent les arrestations "d'opposants politiques"

15 Juillet, 2019, 13:19 | Auteur: Sue Barrett

Des incidents ont également éclaté à proximité, notamment dans des rues adjacentes où les forces de l'ordre ont fait usage de gaz lacrymogènes. De nombreux gilets jeunes s'étaient donné rendez-vous sur les Champs Elysées, pour fêter à leur manière la fête nationale, et se rappeler au bon souvenir du président de la République, qu'ils ont copieusement hué et sifflé. Les trois hommes ont d'ailleurs été interpellés puis placés en garde à vue, indique BFMTV.

Plusieurs personnes ont scandé des hymnes des Gilets Jaunes aux abords des Champs-Elysées, dimanche 14 juillet, quelques instants avant le début de la cérémonie.

Si le mouvement des Gilets jaunes s'essouffle, certains voulaient profiter du défilé du 14 Juillet pour se faire entendre.

Dans la matinée, Maxime Nicolle et Jérôme Rodrigues, deux figures du mouvement, ont été placés en garde à vue pour "organisation d'une manifestation illicite", a fait savoir le parquet de Paris à Franceinfo.

Interrogé par l'AFP sur ces arrestations, Me Arie Alimi, l'avocat de Jérôme Rodrigues, a estimé qu'il s'agissait "manifestement d'interpellations d'opposants politiques, en raison de leur qualité d'opposants politiques".

Un total de 152 personnes ont été interpellées par les forces de l'ordre en marge du défilé du 14 juillet à Paris, où des "gilets jaunes " avaient appelé à manifester, a annoncé la préfecture de police de Paris, selon un bilan dressé dimanche à 14H00.

Les infractions relevées par les forces de l'ordre sont liées dans la majeure partie à des cas d'"organisation de manifestation non déclarée", de "violences sur personnes dépositaires de l'ordre public" en passant par des "dégradations de biens publics" ou de "port d'arme prohibé", a-t-on détaillé de même source.

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