Syrie : 22 combattants tués dans les affrontements entre régime et jihadistes

13 Juillet, 2019, 16:57 | Auteur: Lynn Cook
  • Des Syriens inspectent les

" Samedi après minuit, les frappes russes ont touché un campement informel de déplacés près de Khan Cheikhoun", une ville du sud de la province d'Idleb, a indiqué l'Observatoire (OSDH).

Depuis le 25 avril dernier, le Régime syrien et ses alliés mènent une campagne de raids intensifs sur la zone de désescalade, convenue lors des pourparlers d'Astana. Il s'agissait d'habitants du nord de la province voisine de Hama qui avaient déjà fui les frappes et les combats dans leur région, selon la même source.

Les secouristes des Casques blancs ont retrouvé le corps de la femme enceinte et celui de l'enfant sorti du ventre de sa mère, ensanglanté et encore muni du cordon ombilical, a constaté un correspondant de l'AFP.

En Syrie, des raids aériens imputés au régime et à son allié russe ont de nouveau frappé des installations médicales dans le nord-ouest du pays, faisant des victimes parmi les civils.

Les raids aériens du régime ont tué sept civils dans la ville de Jisr al-Choughour, selon l'OSDH. La région échappe toujours au contrôle du régime et reste dirigée par les jihadistes du groupe Hayat Tahrir al-Cham (HTS, ex-branche syrienne d'el-Qaëda).

Les bombardements ont tué plus de 550 civils, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), et poussé à la fuite quelque 330.000 personnes, d'après l'ONU. D'autres factions djihadistes et rebelles sont également présentes sur le terrain.

Depuis fin avril, les bombardements se sont intensifiés sur la région, qui englobe la province d'Idleb et ses environs et abrite trois millions de civils dont de nombreux déplacés par les combats dans d'autres parties de la Syrie en guerre.

Au cours des dernières semaines, la région d'Idleb a enregistré les plus violents combats depuis un accord conclu en septembre 2018 entre la Russie -fidèle alliée du régime syrien- et la Turquie, parrain de certains groupes rebelles, visant à éviter une offensive d'envergure des forces loyales à Bachar al-Assad.

Déclenchée en 2011, la guerre en Syrie a déjà tué plus de 370 000 personnes.

Recommande: