Washington envisage une opération internationale pour escorter les navires dans le Golfe

12 Juillet, 2019, 20:53 | Auteur: Lynn Cook
  • Washington envisage une opération internationale pour escorter les navires dans le Golfe

Les Gardiens de la révolution iraniens ont nié jeudi avoir tenté d'empêcher le passage d'un pétrolier britannique dans le détroit d'Ormuz, selon un communiqué publié par leur agence de presse Sepah News.

"Contrairement au droit international, trois navires iraniens ont tenté d'empêcher le passage d'un navire de commerce, le British Heritage, dans le détroit d'Ormu_z", a indiqué jeudi le porte-parole britannique dans un communiqué, expliquant que la Royal Navy avait dû intervenir en déployant une frégate pour venir en aide à ce pétrolier propriété de BP Shipping, filiale de transport pétrolier du géant BP.

"Le contre-torpilleur HMS Duncan se rend dans le Golfe pour relayer la frégate HMS Montrose, déjà sur place, afin de continuer à garantir la " liberté de navigation " pour " les navires transitant par cette voie de navigation cruciale", a indiqué un porte-parole de l'exécutif britannique. Nucléaire: l'Iran a dépassé le seuil limite de 3,67%. Un avion américain a filmé l'incident, qui s'est terminé lorsque la frégate britannique HMS Montrose, qui escortait le pétrolier, a pointé ses armes sur les bateaux iraniens en leur intimant de s'éloigner, avec succès, détaille CNN.

L'Iran a immédiatement nié toute confrontation avec un quelconque navire dans les dernières 24 heures.

The Guardian rappelle que le président iranien Hassan Rohani a lancé mercredi un avertissement au Royaume-Uni, suite à l'araisonnement la semaine dernière d'un navire iranien soupçonné de livrer du pétrole à la Syrie au large de Gibraltar.

Bâtiment de 330 mètres, le pétrolier a été arraisonné le 4 juillet par la police et les douanes de Gibraltar, assistées d'un détachement de Royal Marines britanniques, au large de ce territoire britannique situé à l'extrême sud de l'Espagne.

Les cours du pétrole sont au plus haut depuis fin mai alors que la tension monte dans le détroit d'Ormuz.

"Je pense que probablement au cours des deux ou trois prochaines semaines, nous déterminerons quelles sont les pays qui ont la volonté politique de soutenir cette initiative, et ensuite nous travaillerons directement avec les militaires pour identifier les capacités spécifiques qui soutiendront cette initiative", avait déjà expliqué mardi le général Joseph Dunford, le chef d'état-major inter-armées américain.

Selon ce général, le plus haut gradé américain, Washington fournirait "la connaissance et la surveillance du domaine maritime". La Ve Flotte américaine est stationnée à Bahreïn.

Le président américain Donald Trump avait souhaité que les pétroliers naviguant dans le Golfe en transitant par le détroit d'Ormuz soient escortés par les pays sous lesquels ils battentpavillon.

Les tensions dans la région du Golfe n'ont fait que s'intensifier depuis que les États-Unis se sont retirés en 2018 de l'accord nucléaire signé entre l'Iran et les grandes puissances en 2015 à Vienne.

Il a réimposé des sanctions sévères contre l'Iran, visant notamment ses exportations d'or noir, tout en affirmant ne pas vouloir la guerre avec la République islamique. Il a ainsi annulé une frappe militaire contre des objectifs iraniens décidée en représailles à la destruction du drone.

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