Macron parle de "prise d'otages", un prof s'indigne — Copies du bac

11 Juillet, 2019, 21:24 | Auteur: Lynn Cook
  • Copies du bac

"Le Président à la rescousse de Jean-Michel Blanquer".

"On ne peut pas prendre nos jeunes et leurs familles en otage".

Sur Twitter, Cédric Maurin, professeur d'histoire-géographie en lycée, a ainsi réagi ce lundi matin, réclamant des excuses de la part du président.

"En utilisant le terme "prise d'otages" pour les profs grévistes qui ont retenu notes et copies, non seulement vous associez les fonctionnaires de l'Éducation nationale à des terroristes mais en plus vous insultez les victimes", poursuit-il. Face à une grève des enseignants, qui pour certains refusaient de rendre les copies du bac pour protester contre la réforme du bac, le ministre avait décidé d'innover.

"Après la condamnation des pratiques de certains grévistes, le président a mentionné brièvement la question des rémunérations: " La République elle se tient aussi parce que l'on a des enseignants qui, de la maternelle jusqu'au supérieur, avec des rémunérations, je le sais, qui ne sont parfois pas satisfaisantes, des conditions matérielles parfois très dures.", et concernant les professeurs, " Ils sont là, enseignent, éduquent, les savoirs fondamentaux, les valeurs, accompagnent nos jeunes. "Quand il y a un examen attendu avec angoisse et qui vient sanctionner la fin des études secondaires et l'entrée dans la vie universitaire ou la suite, notre devoir à tous c'est d'être au rendez-vous et c'est de faire ce qu'on doit faire". "Mais en aucun cas ces désaccords ne peuvent se faire en prenant en otage nos jeunes, dans un moment qui est toujours un moment d'angoisse et extrêmement important pour leurs familles", a-t-il répété.

Il a cependant assuré que "les choses (étaient) sous contrôle" et que les élèves qui avaient eu des résultats provisoires n'étaient qu'une "toute petite minorité".

Le chef de l'Etat a également promis de se pencher sur le niveau de rémunération des professeurs. Il a également laissé entendre que les enseignants frondeurs n'avaient pas "le sens du devoir", contrairement à "99 % de celles et ceux qui font chaque jour l'Education nationale ". "Je ne veux pas le laisser salir, écorner".

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