"Gilets jaunes": Pas de surcroît de défaillances constaté

11 Juillet, 2019, 14:29 | Auteur: Aubrey Nash
  • Pour l'instant il n'y a pas de défaillances accrues liées aux Gilets jaunes

Dans le détail, 209 procédures de sauvegarde ont été engagées, soit une baisse de 11,8%. "Jamais il n'avait été aussi bas" depuis le "deuxième trimestre", précise l'étude publiée jeudi.

Le nombre de défaillances d'entreprises a baissé de 3,1% sur un an au deuxième trimestre, atteignant son plus bas niveau depuis 2008, malgré les conséquences du mouvement des "gilets jaunes" sur certaines sociétés, selon une étude du cabinet Altares.

L'impact économique du mouvement a-t-il été surévalué? Selon Altarès, les PME dans leur ensemble ont connu une tendance "clairement favorable", avec 14,3% de défaillances en moins.

Un autre quart des entreprises exposées "doit évoluer", mais "cette évolution apparaît possible si elle est accompagnée", a affimé M. Courbe, qui a estimé que la moitié des entreprises restantes devrait "réussir à s'adapter".

"La fin des mesures d'accompagnement va naturellement sonner le rappel des paiements et cotisations en retard et tous n'auront pas récupéré la trésorerie pour effectuer ces règlements", reconnaît Thierry Millon.

"Le premier semestre 2019 s'annonçait (.) compliqué", les manifestations des gilets jaunes ayant "mis à genou des commerçants et artisans déjà fragilisés depuis des mois", rappelle Thierry Millon, directeur des études Altares.

"Nous constatons qu'il n'y a pas eu à ce stade de hausse des défaillances et donc que notre dispositif a permis de répondre aux besoins pour l'instant", a expliqué Thomas Courbe, le directeur général de la DGE lors de la présentation à la presse du rapport annuel de cette administration.

Mais "les entrepreneurs" ont finalement "tenu" bon, ajoute M. Millon, selon qui nombre d'"entrepreneurs", pourtant "situés en centres-villes impactés", "ont pu faire le dos rond, voire amortir le choc d'exploitation et la perte définitive de chiffres d'affaires". En revanche, les "grosses PME" (au moins 100 salariés) ont connu une évolution négative, avec 39 défaillances signalées (+62,5%).

Une cinquantaine d'entreprises de la filière diesel en France se trouvent dans une situation de "difficulté sérieuse" face à la transition de l'industrie automobile vers d'autres sources d'énergie, a indiqué mercredi la Direction générale des entreprises (DGE). Plus précisément, l'entité rattachée au ministère de l'Economie et des Finances a recensé 54 sites qui représentent environ 13 400 emplois.

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