Pétrolier saisi: Londres mesurera un jour " les conséquences ", dit l’Iran

10 Juillet, 2019, 14:56 | Auteur: Lynn Cook
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Le ministre iranien de la Défense, Amir Khatami, a qualifié de "piraterie en mer" l'interception d'un pétrolier iranien par la police de Gibraltar assistée par un détachement de Royal Marines britanniques le 4 juillet.

"Cette mesure (saisie du pétrolier) ne restera pas sans réponse", a noté le commandant iranien. "Nous devons tous faire en sorte d'assurer la pleine sécurité des routes maritimes à l'échelle mondiale", a-t-il ajouté.

Depuis jeudi dernier, le Grace 1, le navire-citerne iranien est toujours bloqué à Gibraltar.

L'Iran se défend en dénonçant l'illégalité ce l'arraisonnement du Grace 1 dans le sens où l'Etat perse n'est ni membre de l'UE ni visé par embargo européen.

Ancien premier ministre suédois et ancien ministre des Affaires étrangères, Carl Bildt a dit être "intrigué" par "la légalité de l'arraisonnement par la Grande-Bretagne d'un tanker se dirigeant vers la Syrie avec du pétrole iranien".

"Il s'agit d'une mesure parfaitement légale suivant les termes mêmes de l'accord de Vienne qui autorise l'Iran à réduire ses engagements en cas de non-respect des autres signataires de leurs engagements et en vertu des articles 26 et 36", a-t-on souligné. "Ça, c'est ce que font les États-Unis", a assuré sur Twitter M. Bildt, désormais co-président du think tank Conseil européen pour les relations internationales (ECFR). Le gouvernement de Gibraltar soupçonne que la cargaison était destinée à la Syrie, "en violation" des sanctions de l'Union européenne contre son pays.

Depuis 2011, la Syrie, où le régime de Bachar al-Assad a le soutien crucial de l'Iran dans le conflit, est la cible de sanctions internationales qui touchent notamment son secteur pétrolier.

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