Brésil : le président Jair Bolsonaro défend le travail des enfants

08 Juillet, 2019, 12:53 | Auteur: Lynn Cook
  • Scandale à la Copa America des équipes du président brésilien auraient privé l'Argentine du VAR

C'est une révélation qui fait l'effet d'une bombe au Brésil: des équipes du président Jair Bolsonaro auraient empêché les arbitres de communiquer avec le VAR pendant la demi-finale entre le Brésil et l'Argentine, en Copa America. Mais s'il est en train de fumer du crack, personne ne dit rien. "C'est le meilleur exemple pour inciter un enfant à ne pas travailler, cela l'empêchera de devenir un adulte comme lui (Bolsonaro): avec autant de haine et d'incompétence".

" Je travaille depuis l'âge de huit ans ... et aujourd'hui, je suis ce que je suis", a déclaré le chef de l'extrême droite lors de son forum hebdomadaire en direct sur Facebook.

Ces déclarations ont déclenché de nombreux commentaires outrés sur les réseaux sociaux.

Selon l'Institut brésilien de géographie et de statistique (IBGE), quelque 2,5 millions d'enfants et d'adolescents âgés de 5 à 17 ans travaillent au Brésil. "La place des enfants est à l'école".

La loi brésilienne interdit aux enfants de moins de 16 ans de travailler, sauf dans le cas des apprentis, qui peuvent commencer à travailler à 14 ans. Si j'avais défendu la sexualisation précoce ou l'usage des drogues, ils (les partisans de gauche) seraient en train de m'encenser.

" Notre génération a travaillé dès son plus jeune âge ", a-t-elle déclaré, avant d'ajouter: " J'ai travaillé très jeune.

La Fédération argentine de football (AFA) a demandé vendredi à ce que la société qui fournit la technologie de l'assistance vidéo à l'arbitrage (VAR) se prononce sur des interférences présumées des services de sécurité du président brésilien sur le système de communications entre arbitres.

Sarah Huckabee Sanders, porte-parole de l'exécutif jusqu'à fin juin 2019, avait expliqué avoir remarqué la lettre adressée au président par l'enfant dans laquelle il expliquait admirer le sens des affaires du magnat de l'immobilier, qu'il avait lui-même un esprit d'entrepreneur et qu'il serait "honoré" de tondre bénévolement la pelouse la Maison Blanche.

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