Libye: l'Union africaine "condamne fermement" la frappe contre un centre de migrants

03 Juillet, 2019, 21:22 | Auteur: Lynn Cook
  • Frappe aérienne contre un centre de détention de migrants à Tripoli

Le gouvernement d'union nationale accuse le maréchal Haftar.

Les premiers témoins ont décrit un spectacle de corps et de restes humains mêlés aux vêtements de migrants maculés de sang. Il a appelé la communauté internationale "à condamner ce crime et à imposer les sanctions appropriées à ceux qui ont mené cette opération en violation flagrante du droit international humanitaire". Il a attribué l'attaque au "criminel de guerre, Khalifa Haftar", l'homme fort de l'est libyen qui mène une offensive depuis début avril pour conquérir la capitale. Les services de secours recherchaient d'éventuels survivants sous les décombres, tandis que des dizaines d'ambulances avaient été déployées, selon la même source.

Un raid aérien a visé, mardi, un centre de détention de migrants près de Tripoli, la capitale libyenne.

Il a dit ne pas encore être en mesure de désigner l'auteur de l'attaque, mais un commandant de l'Armée nationale libyenne (ANL) du maréchal Khalifa Haftar, qui contrôle l'Est libyen, avait promis lundi une intensification des raids aériens sur la capitale en réaction à la perte par ses forces de la ville stratégique de Gharyan.

"Sur son compte Twitter, le bureau du Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) s'est dit " extrêmement préoccupé " par des informations sur des frappes aériennes contre le centre de détention de Tajoura, et " sur la mort de réfugiés et de migrants ". "Cette nouvelle tragédie montre l'impact atroce de la guerre sur la population civile", a-t-il déclaré mercredi dans un communiqué assorti d'une "condamnation claire des bombardements aveugles de zones civiles". "À la suite de ce drame, la France appelle à nouveau les parties à une désescalade immédiate et à la cessation des combats", a souligné le ministère des Affaires étrangères.

Leur situation dans ce pays est devenue encore plus critique depuis le début de l'offensive militaire le 4 avril du maréchal Haftar.

Malgré une insécurité persistante, ce pays reste un important point de transit pour les migrants fuyant les conflits et l'instabilité dans d'autres régions d'Afrique et du Moyen-Orient.

Au moins 44 migrants ont été tués et plus de 130 personnes blessées, mardi 2 juillet au soir, dans une frappe aérienne contre le centre de détention de migrants de Tajoura, situé à proximité d'un camp militaire en banlieue de Tripoli.

Le président de la commission de l'Union africaine, Moussa Faki Mahamat, a "condamné fermement" la frappe et réclamé "une enquête indépendante pour s'assurer que les responsables du meurtre horrible de ces civils rendent des comptes".

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