General Electric. À Belfort, les habitants mobilisés pour défendre l'emploi

25 Juin, 2019, 08:08 | Auteur: Aubrey Nash
  • Julien Mattia- maxPPP

Jean-Luc Mélenchon, Philippe Poutou ou Nathalie Arthaud étaient présents dans le défilé. En signe de solidarité, les commerçants de la ville avaient d'ailleurs annoncé qu'ils restaient fermés aujourd'hui.

"C'est tout un territoire qui va rentrer en lutte pour dire non à un plan social qui n'a ni queue ni tête!", a lancé Philippe Petitcolin, délégué CFE-CGC, lors d'une conférence de presse samedi matin à la mairie de Belfort, organisée par les syndicats de GE-Belfort, (CFE-CGC, Sud et CGT), qui ont appelé à ce mouvement. ", s'insurgeait Christophe, un salarié de GE venu manifester avec sa femme et son fils et selon qui il faut " montrer qu'on est unis parce qu'ils passent en force! A l'issue de la manifestation, une délégation, composée de l'intersyndicale, du maire LR de Belfort Damien Meslot et de la présidente (PS) de la région Bourgogne-Franche-Comté Marie-Guite Dufay, a été reçue à la préfecture.

La présence du groupe à Belfort depuis 1879, les milliards d'argent public distribués aux différents propriétaires, et surtout la vie des dizaines de milliers de travailleurs et de travailleuses structurée par cette entreprise durant ces décennies, fondent la colère de la population après la dernière entourloupe de GE soutenu par Macron.

Par deux fois cette semaine, les salariés ont empêché la tenue de la première réunion d'information-consultation qui devait lancer le plan social. Début juin, ils avaient aussi bloqué pendant quelques heures une turbine d'une centaine de tonnes à la sortie de l'usine.

"Tous les experts s'accordent à dire que le marché de la turbine à gaz va rebondir rapidement, pour remplacer le charbon, remplacer le nucléaire, pour accompagner la montée en puissance du renouvelable", a insisté samedi Philippe Petitcolin.

Appelant à " préserver les savoir-faire et qualifications ouvrières qui sont concentrés ici à Belfort", Jean-Luc Mélenchon a pointé un " pacte de corruption", dénoncé aussi par le député Olivier Marleix (LR), qui avait saisi en janvier la justice pour qu'elle enquête sur les circonstances de la vente du pôle énergie d'Alstom à GE. À cela s'ajoute un fort sentiment de trahison alors que l'industriel américain s'était engagé - sans tenir sa promesse - à créer 1000 emplois nets en France d'ici fin 2018 lors du rachat du pôle énergie d'Alstom en 2015.

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