Mercato des "top jobs" à Bruxelles: cinq choses à savoir

23 Juin, 2019, 03:52 | Auteur: Lynn Cook
  • Manfred Weber

Les délicates négociations engagées au sommet européen pour trouver une personnalité acceptable pour la présidence de la Commission semblaient dans l'impasse jeudi, car aucun des prétendants en lice ne fait consensus.

Il reviendra cependant au candidat à présidence de la Commission européenne, d'avoir une majorité qualifiée au Conseil européen et une majorité des Euro-députés au Parlement européen, soit au moins 376 sur un total de 751. Voici cinq choses à savoir pour comprendre les enjeux de ce feuilleton dont le dénouement est espéré le 30 juin. "Je vais poursuivre les consultations", a annoncé dans la nuit de jeudi à vendredi le président du Conseil Donald Tusk à l'issue de la première journée du sommet.

Cette décision, lourde de conséquences, risque de signer la fin du système des prétendants à la présidence de l'exécutif européen choisis par les groupes politiques, méthode connue sous le terme allemand de " spitzenkandidaten ".

La chancelière allemande, Angela Merkel, et le président français, Emmanuel Macron, doivent s'entretenir en tête- à-tête, avant l'ouverture du Sommet, mais rien n'indique qu'ils puissent se mettre d'accord, surtout que d'autres candidats postulent à la présidence de la Commission européenne, comme Charles Michel, Premier ministre belge sortant. Les chefs des groupes socialiste et Renew Europe ont annoncé au candidat du PPE, l'Allemand Manfred Weber, qu'ils ne le soutiendraient pas.

Les tractations sont d'autant plus épineuses qu'en lieu et place des deux traditionnelles forces qui devaient passer un accord pour se répartir les cinq "postes clés " de l'Union, conservateurs (PPE) et sociaux-démocrates (S & D), il faut désormais composer avec deux autres familles, les centristes libéraux de Renew Europe, qui cherchent à s'imposer comme le groupe pivot, sans oublier les Verts.

Mais le président français Emmanuel Macron bloque sa désignation.

Une escalade militaire dans le Golfe ne serait bénéfique pour personne, a déclaré vendredi 21 juin Emmanuel Macron, appelant toutes les parties à la retenue.

"Il est apparu clairement cet après-midi qu'il n'y avait pas de majorité possible sur les noms initialement considérés", a déclaré le président français. "Le Néerlandais Frans Timmermans pour les socialistes et la Danoise Margrethe Vestager, tête de liste informelle, se voient donc hors jeu pour le poste de président de la Commission".

Le traité de Lisbonne est pourtant clair, "le Conseil de l'UE exerce son rôle de proposition d'un candidat à la présidence de la Commission européenne".

L'accord devra respecter des exigences de parité et d'équilibre géographiques. Donald Tusk s'est engagé à faire nommer deux femmes.

Une répartition des quatre postes de pouvoir de l'Union européenne a été proposée, ont rapporté à l'AFP plusieurs responsables européens.

D'autres noms sont cités comme ceux du Premier ministre croate Andrej Plenkovic (PPE), de la présidente lituanienne Dalia Grybauskaitė, de la Bulgare Kristalina Georgieva ou encore de la présidente croate, Kolinda Grabar Kitarović (PPE), au pouvoir depuis 2015, qui a été secrétaire générale adjointe de l'Otan.

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