L'association L214 dénonce les conditions de vie des "vaches à hublot"

20 Juin, 2019, 14:42 | Auteur: Sue Barrett
  • L'enfer des vaches

"Pour Sanders et pour l'élevage intensif, qui est largement majoritaire en France, aujourd'hui les animaux ne sont que des machines à produire, une simple matière première à notre disposition", relaie l'animateur Nagui dans la vidéo mise en ligne par L214, avant d'appeler à "mettre un terme à cette course à la performance qui se fait au détriment de la santé des animaux et de notre santé". Elles ont été tournées en caméra cachée entre février et mai 2019 au sein du 1er centre privé européen de recherches en nutrition animale et conduite d'élevage de Sourches situé sur la commune de Saint-Symphorien, dans la Sarthe.

Parmi les images les plus insoutenables, celle de la fistulation, ou, de manière plus imagée, des "vaches à hublot". "Parfois, le contenu de l'estomac des vaches déborde des hublots ". Les images montrent des vaches dont le flanc est perforé et sur lequel a été monté un hublot d'une vingtaine de centimètres de diamètre et fermé par un clapet, rapporte Le Parisien. Les vaches notamment. "La pose même du hublot est une opération invasive qui génère des douleurs postopératoires et une prise d'antibiotiques". Elle consiste à percer un trou dans le ventre de la vache afin d'y placer un hublot que l'on peut ouvrir et fermer à tout moment.

L'association qui lutte pour les droits des animaux dénonce le rythme de production effréné imposé aux vaches, qui s'élève à "27 litres de lait par jour", soit "5 fois plus que les besoins naturels d'un veau".

Les vaches sont contraintes de vivre enfermées dans un bâtiment au sol bétonné, sans paille, à même leurs propres déjections. "Dans ce centre, on teste la nourriture donnée aux animaux d'élevage. Exigeons l'arrêt de ces expériences". Les recherches qui y sont menées sont destinées à booster toujours plus la productivité des animaux via leur alimentation.

L214 souligne que " d'après la réglementation, les expérimentations sur les animaux ne peuvent être menées que s'il y a "stricte nécessité" ".

L'association adresse par ailleurs une pétition aux ministres de la Recherche et de l'Agriculture pour " demander la fin de ce type de recherches, qu'elles soient privées ou publiques ".

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