Donald Trump promet de guérir le cancer s'il est réélu

20 Juin, 2019, 05:07 | Auteur: Lynn Cook
  • Donald et Melania Trump arrivent à l'aéroport de Stansted, le 3 juin 2019

Pour le lancement de sa campagne pour l'élection présidentielle américaine de 2020, Donald Trump a démarré sur les chapeaux de roues en enchaînant les promesses spectaculaires.

Dans son style provocateur, Donald Trump a fait huer, à tour de rôle, la presse "Fake News ", son adversaire en 2016, Hillary Clinton, son prédécesseur Barack Obama et l'enquête du procureur spécial Robert Mueller. Comme il y a quatre ans, tout se jouera sur le collège électoral et dans quelques Etats clés. "C'est un événement historique, on ne le manquerait pour rien au monde", indique un supporter.

Promettant "un séisme dans les urnes", Donald Trump l'a assuré: "Nous y sommes arrivés une fois, nous y arriverons encore".

L'impétueux président américain, en position très délicate dans les sondages, sait qu'il devra s'imposer dans le " Sunshine State " s'il veut se maintenir huit ans au pouvoir comme ses trois prédécesseurs, Barack Obama, George W. Bush et Bill Clinton. Et dans divers États clés, le président sortant est donné battu par les principaux candidats à l'investiture démocrate, selon des données internes, ce qui a poussé M. Trump à "congédier " des sondeurs pour faire tarir les fuites. Je veux vous entendre! "L'Amérique a retrouvé sa grandeur et sa prospérité économique", martèle-t-il tout sourire. " Keep America Great " (Garder sa grandeur à l'Amérique)? Il était accompagné de sa femme Melania et de sa garde rapprochée à la Maison blanche. En effet, l'ancien homme d'affaires est souvent critiqué pour son racisme, et ses nombreuses sorties politiquement incorrectes sur les réseaux sociaux.

Mais ce rassemblement lui a donné l'occasion de capter toute la lumière, avant une séquence qui sera plus favorable à ses adversaires démocrates.

Celui qui s'est présenté en 2016 comme le candidat anti-système et anti-élites semble déterminé à conserver le ton et la posture de l'outsider, mais l'équation n'est pas la même après plusieurs années au pouvoir."La deuxième fois, vous êtes plus vulnérable", explique l'historien Julian Zelizer, de l'université de Princeton.

Comme en 2016, lorsqu'il avait brandi l'idée de construire un mur à la frontière avec le Mexique, il devrait consacrer une large place à l'immigration.

Lundi, d'un tweet laconique visiblement destiné à galvaniser sa base électorale, il a affirmé que les Etats-Unis allaient commencer à expulser les "millions d'étrangers (.) entrés de manière illicite aux Etats-Unis".

Au centre Amway d'Orlando, Donald Trump a parlé de sa campagne de 2016, comme d'un "grand mouvement politique" et d'un "moment décisif de l'histoire américaine". Autre argument en sa faveur: il dispose du soutien plein et entier du parti, alors que depuis 1945, tous les président non-réélus avaient été confrontés à des oppositions internes à l'issue de leur premier mandat.

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