MH17 : trois Russes et un Ukrainien soupçonnés d'être "complices" de meurtre

19 Juin, 2019, 18:25 | Auteur: Lynn Cook
  • VOL MH17 TROIS SUSPECTS RUSSES ET UN UKRAINIEN SERONT JUGÉS AUX PAYS-BAS

Le vol MH17 a été touché par une fusée Buk le 17 juillet 2014 et s'est écrasé en Ukraine sur le trajet Amsterdam-Kuala Lumpur.

La semaine dernière, la JIT, composée d'enquêteurs d'Australie, de Belgique, de Malaisie, des Pays-Bas et d'Ukraine, avait fait les gros titres en annonçant qu'elle dévoilerait, lors d'une conférence de presse mercredi à 13H00 locales (11H00 GMT), les "derniers développements de l'enquête" sur le crash, sans donner plus de détails. Tous les quatre sont poursuivis pour meurtre par le parquet néerlandais. Les 298 occupants, dont plus de 190 Hollandais et quatre Belges, ont été tués.

"Aujourd'hui nous délivrerons les mandats d'arrêt internationaux pour les premiers suspects que nous poursuivrons".

L'équipe menée par les Pays-Bas pointe en outre du doigt la Russie, qu'elle accuse d'avoir fourni le missile ayant abattu le vol MH17.

Igor Guirkine, désigné par les enquêteurs internationaux comme l'un des responsables présumés de la destruction du vol MH17 dans l'est de l'Ukraine en 2014, a démenti mercredi toute implication des séparatistes dans la tragédie. "Tout ce que je peux dire, c'est que le Boeing n'a pas été abattu par les rebelles [de l'est ukrainien]", a-t-il affirmé, cité par l'agence de presse russe Interfax. 283 passagers et 15 membres de l'équipage, pour la plupart néerlandais, ont perdu la vie dans le drame.

Après les révélations de la JIT, les Pays-Bas et l'Australie, dont 38 ressortissants figuraient parmi les victimes, avaient ouvertement accusé la Russie d'être responsable du crash.

Le gouvernement russe n'a pas dit s'il a l'intention ou non de livrer les suspects à la justice néerlandaise. La tragédie reste un sujet hautement sensible dans ce pays.

Tandis que le procès sur le crash d'un avion de la Malaysia Airlines au-dessus du Donbass en 2014 ne débutera que le 9 mars 2020, les enquêteurs ont livré les noms de quatre individus soupçonnés d'avoir transporté le lance-missile.

Les députés néerlandais ont ratifié en 2018 un accord signé avec l'Ukraine pour que soient engagées aux Pays-Bas les éventuelles poursuites judiciaires à l'encontre des responsables de la catastrophe. Il se pourrait toutefois que les suspects soient jugés par contumace, la Russie n'extradant pas ses ressortissants poursuivis à l'étranger. Mais pour elle, le principal responsable du crash est le président russe Vladimir "Poutine, parce qu'il a rendu cela possible".

Après les révélations des enquêteurs sur l'origine russe du missile, l'Union européenne et l'OTAN avaient exhorté Moscou à reconnaître sa "responsabilité".

Les enquêteurs se sont engagés à étudier "avec soin" les affirmations de la Russie sur la catastrophe, tout en notant que des informations qu'elle avait précédemment fournies, telles que la présence sur les images radar d'un avion de combat ukrainien près de l'avion de Malaysia Airlines, s'étaient révélées "incorrectes".

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