Des économies drastiques — Chômage

19 Juin, 2019, 19:55 | Auteur: Aubrey Nash
  • Un système de bonus-malus sur les contrats courts contesté par le patronat va être mis en oeuvre le 1er janvier 2020 dans sept secteurs de l'économie

La réforme devrait être mise en oeuvre par une série de décrets qui seront publiés pendant l'été.Le Premier ministre et la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, ont annoncé l'instauration d'un bonus-malus sur les contrats courts dans sept secteurs, une dégressivité des allocations pour les demandeurs d'emploi qui touchaient plus de 4.500 euros brut et l'allongement à six mois de la période de travail nécessaire pour bénéficier de l'assurance chômage.Moins d'allers-retours entre travail et chômageLe gouvernement a également décidé de durcir des règles accusées de favoriser les allers-retours entre les périodes de travail et de chômage. Après plusieurs mois de négociations avec les partenaires sociaux qui n'ont pas abouties, le Gouvernement a tranché! Elle est indépendante de la Sécurité sociale et regroupe deux entités: l'Unédic, qui pilote l'assurance, et Pôle emploi, né de la fusion en 2008 de l'ANPE et des Assédic. Par ailleurs, la réforme élargit les droits au chômage pour les démissionnaires et indépendants.

Ce droit sera renouvelé tous les 5 ans, soit 8 fois sur une vie professionnelle de 40 ans.
Les règles d'obtention des indemnités de chômage seront notamment durcies.

Cet accompagnement gratuit sera assuré par le conseil en évolution professionnelle (CEP), déployé sur l'ensemble du territoire à compter du 1er janvier 2020. 210 millions d'euros d'économies par an. Cette réforme veut rogner drastiquement le droit des demandeurs d'emploi à l'indemnisation.

Au 1er avril 2020.

Celle-ci sera assurée par Pôle emploi grâce au financement du plan d'investissement dans les compétences (PIC).

Les travailleurs précaires, c'est-à-dire, les demandeurs d'emploi en situation de cumul ou d'alternance prolongés entre emploi et chômage, bénéficieront d'un accompagnement dédié. "Cette réforme " inefficace " et " inique " représente un " durcissement majeur des conditions d'indemnisation des privés d'emploi", a de son côté réagi Catherine Perret, dirigeante de la CGT, à sa sortie de Matignon.

Ces nouvelles aides devront faire l'objet de discussions au niveau territorial afin d'être adaptées au mieux aux territoires, aux bassins d'emploi ou aux quartiers. À partir du 1 novembre prochain, leur indemnisation sera réduite de 30 % au début du 7 mois.

Enfin, voir son indemnisation prolongée nécessiter d'avoir travaillé six mois au lieu d'un an pendant sa période de chômage. Non sans une dernière tape sur les doigts des demandeurs d'emploi qui s'aviseraient d'être trop difficiles: "Mais par contre, il y a quand même des possibilités, et donc travailler six mois sur 24, c'est possible".

Par ailleurs, le principe de rechargement des droits existera toujours mais est quelque peu modulé.

Le calcul de l'indemnité est modifié de façon à ce qu'"à travail égal, allocation égale".

Les syndicats estiment la mesure injuste au nom de l'équité, parce que les cadres, quand ils sont en poste, abondent très largement le système d'assurance chômage: ils auront beau avoir beaucoup participé, ils recevront moins proportionnellement que d'autres.

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