Décès de Tahar, père de Kilian, victime de l'attentat de Nice

15 Juin, 2019, 02:21 | Auteur: Lynn Cook
  • Le père d’une petite victime de l’attentat de Nice est décédé à 42 ans

Tahar Mejri, qui avait perdu son fils de 4 ans Kylan et sa femme Olfa dans l'attentat de Nice le 14 juillet 2016, s'est à son tour éteint, à l'âge de 42 ans.

Selon des précisions de la rédaction du Parisien, la police mène une enquête pour éclaircir les circonstances de la mort du père de famille qui avait ému la France en juillet 2016.

Sa nouvelle compagne, Rachel, a confié au quotidien: "Il n'allait pas bien".

Dans les colonnes de Nice Matin, sa nouvelle compagne témoigne l'avoir senti fatigué ces derniers temps. Il s'était ensuite mis à la recherche de son fils, introuvable, espérant que celui-ci avait réussi à échapper au terroriste.

" Victime de grandes souffrances, il était à la fois très touchant et reconnaissant du travail effectué pour la mémoire ", a expliqué Anne Murris, la présidente de l'association Mémorial des Anges, qui a annoncé la mort de Tahar Mejri sur Facebook avec le titre " Mourir d'aimer...

"Ma femme est morte devant moi, au sol".

Le père de famille avait remué ciel et terre - alternant appels sur les réseaux sociaux, traque dans la rue, coups de téléphone aux hôpitaux et commissariats - pour retrouver son fils. Elle dit que Kylan pleure son papa, qu'elle ne peut plus le tenir. Qui il faut que je vienne.

Une enquête a été ouverte et confiée à la sûreté départementale.

L'avocate de Tahar Mejri, Cathy Guittard, a quant à elle glissé: "On a essayé de lui insuffler une envie, avec des projets de vie".

Tahar Mejri a surtout marqué les esprits en s'adressant aux médias devant l'hôpital à Nice où il a laissé exploser son chagrin. Mais il était en permanence avec Kylan, enfermé dans sa souffrance. "A ce stade, rien ne permet de s'orienter vers la thèse du suicide", a précisé Nice-Matin. Par ailleurs, Tahar Mejri s'était constitué partie civile et ne supportait pas que les procédures soient aussi longues et que certains suspects aient été remis en liberté. La prise en charge des victimes montre ses limites face à la souffrance humaine.

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