Assassinat de Kim Jong-Nam : le demi-frère de Kim Jong-Un informait la CIA, selon des anciens agents américains

11 Juin, 2019, 21:37 | Auteur: Lynn Cook
  • Crédits: The Asahi Shim­bun

Selon des informations du Wall Street Journal, il existerait "un lien" entre l'agence de renseignement américaine et le demi-frère du dirigeant nord-coréen, dont l'assassinat en 2017 avait fait le tour du monde.

Dans le livre The Great Successor, cette thèse était déjà soutenue par la journaliste du Washington Post Anna Fifield: "Kim Jong-nam est devenu un informateur de la CIA..." Kim Jong-nam, le demi-frère du leader nord-coréen Kim Jong-un qui a été assassiné en 2017 en Malaisie, avait un "lien" avec la CIA, rapporte mardi le Wall Street Journal.

Comme l'indique le WSJ, cité par Reuters, ces anciens responsables ont également affirmé que Kim Jong-nam était en contact avec les services de sécurité d'autres pays, en particulier de la Chine. Selon la source anonyme citée par le quotidien, Kim Jong-nam se serait rendu en Malaisie en février 2017, notamment pour rencontrer son contact de la CIA, bien que cela n'aurait pas été l'unique but de son voyage.

Un temps pressenti comme l'héritier de la Corée du Nord, il est mort en février 2017 après qu'on lui eut projeté au visage du VX, un agent neurotoxique hautement mortel, alors qu'il se trouvait à l'aéroport international de Kuala Lumpur, où il attendait un avion pour Macao. Menacées de la peine de mort par la justice malaisienne, elles n'ont cessé d'affirmer avoir été recrutées pour participer à ce qu'elles croyaient être une "caméra cachée" et entraînées dans un complot fomenté par des agents nord-coréens. Pyongyang avait démenti de telles accusations.

Frère aîné de Kim Jong-un, Kim Jong-nam devait succéder à leur père à la tête de la Corée du Nord. L'Indonésienne Siti Aisyah a été libérée en mars et la Vietnamienne Doan Thi Huong en mai. Le demi-frère avait été arrêté à Tokyo avec un faux passeport, puis condamné à l'exil. Avant même cette succession, Kim Jong-nam avait affirmé que le pouvoir ne l'intéressait pas et s'était dit en octobre 2010 "opposé à la transmission héréditaire à une troisième génération de la famille", dans un entretien à la télévision japonaise.

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