Accord nucléaire: le chef de la diplomatie allemande reçu à Téhéran

10 Juin, 2019, 23:06 | Auteur: Lynn Cook
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"On ne peut pas s'attendre à ce qu'une guerre économique contre le peuple iranien continue et que ceux qui soutiennent cette guerre ou l'ont déclenchée restent en sécurité", a déclaré le ministre des Affaires étrangères iranien, Mohammad Javad Zarif.

Le fait d'élargir l'accord "aiderait seulement l'Amérique à se rapprocher de son objectif, qui est l'effondrement du JCPOA", a affirmé M. Moussavi.

Elles ont été exacerbées par l'annonce de l'envoi de renforts militaires américains importants au Moyen-Orient, officiellement pour faire face à une présumée "menace iranienne", et par le mystérieux sabotage de quatre navires (deux bateaux saoudiens, un norvégien et un émirati) à l'entrée du Golfe le 12 mai.

"Nous avons eu une discussion sérieuse, franche et plutôt longue", a déclaré M. Zarif à la presse.

Les nouvelles sanctions américaines contre un grand groupe prétrochimique iranien sont la "preuve" de la "vacuité" du discours des Etats-Unis lorsque ceux-ci disent être prêts à discuter avec l'Iran, a déclaré samedi le porte-parole des Affaires étrangères iranien.

L'accord de Vienne est censé empêcher l'Iran de se doter de la bombe atomique, mais Donald Trump estime qu'il ne fournit pas de garanties suffisantes et veut contraindre Téhéran, via sa politique de "pression maximale", à renégocier un accord plus contraignant.

Depuis le retrait américain, l'Allemagne est, avec la France, le Royaume-Uni, la Russie et la Chine, l'un des Etats encore parties à cet accord. Téhéran a opposé vendredi une nouvelle fin de non-recevoir à l'idée défendue par le président français Emmanuel Macron d'un nouvel accord avec l'Iran qui viendrait élargir l'accord de Vienne en intégrant notamment des éléments qui limiteraient l'activité balistique de Téhéran ou sa politique de voisinage, que les Occidentaux jugent " déstabilisatrice ".

Maas, l'Allemagne et ses partenaires européens "ont déployé le maximum d'efforts pour remplir engagements" aux termes de cet accord, menacé depuis que les Etats-Unis ont décidé de s'en retirer unilatéralement en mai 2018 et de rétablir une batterie de sanctions économiques punitives contre l'Iran.

Alors que les grandes entreprises européennes sont dissuadées de la moindre relation commerciale avec l'Iran du fait du caractère extraterritorial des sanctions américaines, l'UE est apparue jusqu'à présent désarmée pour permettre à l'Iran de bénéficier des retombées économiques que le pays escomptait de l'accord de Vienne.

M. Maas lui-même n'a pas apporté de solution concrète permettant de répondre aux exigences iraniennes.

Selon la présidence iranienne, le président Hassan Rohani a reçu M. Maas et exhorté les Européens à "mettre en oeuvre des actions concrètes et sérieuses" pour "sauvegarder" l'accord. "Nous parlerons, mais une chose est sûre: ils ne peuvent pas avoir l'arme nucléaire", avait-il ajouté.

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