Pyongyang a "exécuté" des responsables après l'échec du sommet Kim-Trump

04 Juin, 2019, 09:42 | Auteur: Lynn Cook
  • Corée du Nord: Kim Jong Un aurait fait exécuter les négociateurs du sommet raté de Hano

Kim Hyok-chol avait réalisé le travail préparatoire à ce sommet et voyagé jusqu'à la capitale vietnamienne à bord du train privé de Kim Jong-un.

Parmi les hauts dirigeants présents, figuraient aussi selon l'agence Kim Yong Chol, qui était l'homologue du secrétaire d'État américain Mike Pompeo lors des discussions nucléaires avec Washington, qui sont au point mort depuis le fiasco, en février à Hanoï du second sommet entre M. Kim et le président américain Donald Trump. Les informations du quotidien sud-coréen ne sont pas invraisemblables, au regard des événements passés: plusieurs hauts responsables nord-coréens ont été victimes de purges depuis l'arrivée au pouvoir de Kim Jong-un, dont son oncle, l'influent Jang Song-thaek, exécuté en 2013 pour trahison. D'autres personnes ont aussi été exécutées pour le même motif. Une information reprise par les agences de presse de l'AFP et Reuters. Le Chosun Ilbo assurait que Kim Hyok-chol, qui était l'homologue de l'émissaire américain Stephen Biegun, avait été exécuté pour avoir " trahi le leader suprême " après avoir été retourné par les États-Unis en amont de la rencontre.

Le ministère sud-coréen de l'Unification, qui s'occupe des questions intercoréennes, s'est lui refusé à tout commentaire sur l'article du Chosun Ilbo. Son erreur: ne pas avoir bien traduit la dernière proposition de Kim Jong-un à Donald Trump avant que ce dernier ne quitte la table des négociations au sommet d'Hanoï. Selon KCNA, le diplomate a assisté aux côtés de Kim Jong-un le 2 juin à une performance artistique. En avril, un haut responsable sud-coréen avait évoqué la mise à l'écart de Kim Yong-chol dans la foulée de l'échec du sommet de Hanoï.

Les informations sur cette purge présumée sont publiées alors que le Rodong Sinmun, organe officiel du parti au pouvoir en Corée du Nord, a averti jeudi que les responsables qui commettraient des actes hostiles au parti ou antirévolutionnaires seraient confrontés au " jugement sévère de la révolution ".

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