Alerte sur les aliments au soja — Perturbateurs endocriniens

24 Mai, 2019, 15:56 | Auteur: Jonathan Ford
  • Perturbateurs endocriniens et produits à base de soja : l’alerte de l’UFC-Que Choisir

Mais sont-ils vraiment surs pour la santé?

Le soja est, en effet une source importante d'isoflavones, des phytoestrogènes, et donc potentiellement perturbateurs endocriniens et carcinogènes. L'association a donc décidé de réagir et a annoncé avoir saisi l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation (Anses) et la Direction générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des fraudes (DGCCRF).

A noter: Dès 2005, l'Anses un avis pour limiter la présence de ces substances et mieux informer les consommateurs. Ainsi, le texte affirmait, dans ses conclusions: "Les études animales montrent que les phases précoces du développement des organes sexuels (pendant la gestation et la lactation) sont particulièrement sensibles à l'exposition aux phyto-estrogènes". Elles peuvent donc exposer les consommateurs à des teneurs élevées en phytoestrogènes.

Pour en savoir plus, l'UFC-Que Choisir, a réalisé des tests, qui n'ont rien de scientifiques, mais qui visent à interpeller les autorités de santé.

Au total, ce sont pus de 50 produits à base de soja, de plus en plus présents dans les assiettes des Français, qui inquiètent l'association: plats préparés, biscuits, desserts, boissons... Et les résultats sont préoccupants. Les produits les plus mal notés excèdent, en effet, "très largement les doses maximales admissibles".

"Plus généralement, l'association de défense des consommateurs rappelle que c'est aussi " le cumul " de produits à base de soja " qui pose problème ", et que leur consommation régulière " expose ainsi les consommateurs à de forts dépassements équivalents à deux fois et demie la dose maximale admissible pour les adultes ou les enfants ".

Selon l'UFC - Que Choisir, les phytoestrogènes - des substances produites naturellement par certaines plantes et proches des oestrogènes, hormones féminines - "pourraient être" des perturbateurs endocriniens, c'est-à-dire des agents chimiques capables d'interférer avec le système hormonal et susceptibles de favoriser certains cancers, voire d'agir sur le fœtus ou la fertilité. Une portion de couscous aux protéines de soja présente, elle, trois fois et demie cette dose recommandée. " Ainsi, sur les 12 produits à base de viande de notre échantillon (boulettes "au bœuf", nuggets "au poulet", tomates farcies ...), 5 d'entre eux apportent dans une portion plus d'un quart de la dose maximale". L'association qui préconise de ne pas consommer plus d'une portion de produit à base de soja par jour, a saisi l'Anses pour qu'elle " réévalue le niveau de risque pour les consommateurs ", au regard notamment " des nouvelles habitudes de consommation ".

La DGCCRF est quant à elle priée d'obliger les fabricants à faire figurer sur les étiquettes de leurs produits les teneurs en phytoestrogènes ainsi que des "restrictions à la consommation" pour les enfants et les femmes enceintes.

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