Accusé par Nancy Pelosi de "couvrir" ses fautes, Donald Trump réplique

23 Mai, 2019, 15:56 | Auteur: Lynn Cook
  • Joe Biden lors d'un meeting de campagne le 29 avril 2019 à Pittsburgh en Pennsylvanie

Le président américain a exhorté les démocrates du Congrès américain à arrêter leurs "investigations bidon". Peu avant l'entretien, celle-ci l'avait publiquement accusé d'être "engagé dans une opération de dissimulation" dans l'affaire russe, avant d'ajouter que les faits pourraient "justifier une procédure de destitution".

Les élus démocrates du Congrès s'intéressent aux relations entre Donald Trump et Deutsche Bank, l'une des rares grandes banques à avoir continué à lui prêter de l'argent après une série de dépôts de bilan durant les années 1990.

Infrastructures, mais aussi budgets ou réformes: la guerre entre démocrates et le républicain menace désormais de bloquer toute initiative dans un Congrès divisé.

Une perspective potentiellement néfaste à l'orée des élections présidentielle et parlementaires de novembre 2020.

En parallèle, le débat sur le possible lancement d'une procédure de destitution contre le président républicain commence à agiter sérieusement le camp démocrate, qui menace de se diviser. Une déclaration très remarquée puisque la puissante présidente de la Chambre des représentants s'applique au contraire depuis des mois à décourager les élus de son parti favorables à une telle option, trop risquée et impopulaire selon elle.L'argument de la "chasse aux sorcières" Donald Trump a choisi son argument pour décrédibiliser les démocrates: en gaspillant leur énergie à le "harceler " avec leurs enquêtes parlementaires, les démocrates négligent leur travail, et donc les électeurs. Comment rendre audible leur message sur la défense du système de santé, l'économie et autres questions qui préoccupent en priorité les Américains, si le débat sur une procédure de destitution brouille toutes les ondes?

En sortant de la réunion, elle a lâché une petite phrase qui a rendu furieux Donald Trump.

D'autant plus qu'avec un Sénat pour l'instant contrôlé par des républicains encore farouchement fidèles à Donald Trump, une tentative de destitution irait droit dans le mur.

Ces appels en faveur d'une procédure d'"impeachment" se sont multipliés mercredi au lendemain du refus d'un ancien conseil juridique de la Maison blanche, Don McGahn, de témoigner sur l'enquête russe devant la commission des Affaires judiciaires de la Chambre.

Si la conférence de presse a paru improvisée, Donald Trump avait disposé un panneau qui semblait lui bien préparé en avance pour dénoncer l'acharnement, selon la Maison Blanche, des démocrates. Le panneau détaillait aussi le coût supposé de l'enquête: plus "de 35 millions de dollars".

Premier acte: la convocation par Nancy Pelosi en début de matinée d'une réunion de plusieurs élus démocrates de la Chambre pour débattre, à huis clos, d'une éventuelle procédure de destitution.

M. Trump a préféré "passer son tour" sur une coopération avec l'opposition, a regretté Mme Pelosi.

Tout en confiant qu'il n'y avait "probablement pas un démocrate qui ne sente pas dans ses tripes que (M. Trump) a probablement fait des choses qui justifient une destitution", le chef de la majorité démocrate à la Chambre Steny Hoyer avait tempéré plus tôt en réitérant que l'heure n'était pas "encore" venue pour une destitution.

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