Theresa May vit ses derniers jours de Première ministre — Royaume-Uni

18 Mai, 2019, 04:53 | Auteur: Lynn Cook
  • Theresa May discute depuis fin mars avec l'opposition travailliste pour tenter de trouver une issue au Brexit Rob Pinney  LNP  REX  SIPA

"Lorsque les députés voteront, ils seront confrontés à un choix très clair: voter pour concrétiser le Brexit ou se dérober à nouveau", a déclaré vendredi Theresa May.

Les négociations, entamées début avril à l'initiative du gouvernement, avaient pour objectif de trouver un compromis sur le Brexit, après trois rejets par les députés de l'accord de divorce conclu en novembre entre Theresa May et Bruxelles.

Les négociations sur le Brexit sont au point mort au Royaume-Uni. Il faudra sans doute attendre le départ de Theresa May, possible dès début juin, pour que, peut-être, les choses bougent.

Le gouvernement britannique a annoncé dans la soirée du mardi 14 mai, à l'issue d'une réunion avec le chef de l'opposition travailliste Jeremy Corbyn, la présentation au Parlement "la semaine du 3 juin" d'un projet de loi sur l'accord de Brexit.

Le Labour défend le maintien dans une union douanière européenne - qui instaure une politique douanière et commerciale commune - quand Theresa May a toujours affirmé vouloir en sortir pour permettre à son pays de conclure librement des accords commerciaux avec des pays tiers.

"Nous nous sommes mis d'accord sur le fait qu'elle et moi nous réunirons après la seconde lecture du projet de loi (le vote de début juin) pour convenir d'un calendrier pour l'élection d'un nouveau chef du Parti conservateur", précise Graham Brady, président du comité 1922, qui rassemble les caciques du Parti conservateur.

Cette fois, le parti travailliste claque la porte.

" VOIR AUSSI - Theresa May: mon royaume pour un Brexit!".

L'ancien maire de Londres a confirmé jeudi qu'il serait candidat au poste de Premier ministre et fait figure de favori, selon la société de paris Ladbrokes. Cela impliquerait que des députés britanniques siègent au moins quelques semaines au Parlement européen nouvellement constitué, dont la première session plénière est prévue le 2 juillet, alors que Londres a longtemps espéré éviter cette situation paradoxale, trois ans après le référendum qui a décidé de la sortie du pays de l'UE.

Concernant les tensions commerciales sino-américaines, "les informations circulant sur un manque d'intérêt de la Chine pour reprendre les discussions avec les Etats-Unis ont alarmé les investisseurs", a souligné Han Tan, analyste pour FXTM.

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