Trump retire des diplomates d'Irak, mais appelle au dialogue — "Menace" iranienne

16 Mai, 2019, 13:37 | Auteur: Lynn Cook
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Il y a un an, le président américain Donald Trump s'est retiré de l'accord de 2015 sur le nucléaire iranien et a réimposé des sanctions draconiennes sur les secteurs bancaire et pétrolier du pays, dans l'espoir de priver Téhéran de ressources et de déstabiliser le régime. "S'ils font quelque chose, ils vont souffrir énormément", avait-il prévenu.

Dans une alerte de sécurité, le département d'État a annoncé dans la nuit de mardi à mercredi avoir donné l'ordre de partir au personnel américain gouvernemental non essentiel de l'ambassade à Bagdad ainsi que du consulat à Erbil, au Kurdistan irakien.

"Il s'agit d'une menace imminente contre notre personnel", a ensuite déclaré un haut responsable américain à des journalistes à Washington.

Le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo a fait lundi une visite impromptue à Bruxelles pour partager des informations confidentielles à ce sujet avec ses homologues européens.

"C'est directement lié à l'Iran, de multiples flux de menaces en lien direct avec l'Iran", a renchéri un autre responsable. Il avait déclaré avoir reçu des garanties quant à la protection des "Américains dans leur pays ". Les Américains ont renforcé leurs moyens militaires dans la région, avec notamment l'envoi d'un porte-avions et de missiles Patriot, faisant état de menaces contre leurs intérêts émanant de l'Iran ou de forces pro-iraniennes.

Le commandant en chef du corps des Gardiens de la révolution islamique, Hossein Salami, a affirmé que l'Iran était au bord d'une "confrontation avec son ennemi", alors que Donald Trump s'est dit certain que Téhéran souhaiterait "bientôt parler".

Soupçonnée d'alimenter cette escalade en exagérant le niveau de la menace, l'administration Trump a plaidé mercredi la sincérité.

Le Pentagone et le département d'État se sont relayés pour minimiser et contredire ses propos.

Selon le New York Times, le ministre américain de la Défense, Patrick Shanahan, a présenté à des conseillers de Donald Trump un plan selon lequel jusqu'à 120 000 hommes pourraient être envoyés au Moyen-Orient si l'Iran attaquait des forces américaines. Et les compliments associés à la circonstance ne sauraient masquer les tensions entre deux hommes que tout aurait dû rapprocher.

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