La justice américaine autorise des poursuites contre Apple et son App Store

16 Mai, 2019, 00:11 | Auteur: Aubrey Nash
  • La justice américaine autorise des poursuites contre Apple et son App Store

Aussi baroque que cela puisse paraître, Apple assure également que " les développeurs ont un grand nombre de plateformes à leur disposition pour distribuer leurs logiciels - d'autres App Store disponibles aussi bien sur les Smart TV que sur les consoles de jeux -, et nous travaillons dur chaque jour pour faire de notre boutique la meilleure, la plus sûre et la plus concurrentielle au monde ".

Les juges ont confirmé dans un jugement de 5-4 la décision d'un tribunal inférieur d'accorder le recours collectif proposé.

L'argumentation tente de répondre à un précédent de 1977 de la Cour suprême des États-Unis, qui traitait du concept d'acheteurs indirects. Les propriétaires d'iPhone ne sont pas les consommateurs derrière une chaîne de distribution verticale qui essaie de poursuivre les fabricants au sommet de la chaîne. Les plaignants ont fait valoir que le monopole d'Apple sur le marché des applications pour iPhone limitait le marché libre: le fait que l'App Store soit la seule source permettant de télécharger des applications iOS entraînerait des prix plus élevés. Il estimait nêtre quun intermédiaire: "les consommateurs nétaient donc pas fondés à lattaquer puisquils ne sont pas ses " clients directs ". Apple, soutenu par d'autres géants californiens (Google, Amazon, Facebook), avait saisi la Cour suprême pour avoir son point de vue.

Cest une très mauvaise nouvelle pour Apple, mais pas pour les propriétaires diPhone.

De fait, le groupe américain est visé par une plainte déposée à Bruxelles, par le suédois Spotify, sur le même sujet. Cette décision permettra toutefois aux clients de poursuivre Apple pour violation des lois antitrust.

Ils estiment en effet que la commission de 30 % prélevée par l'entreprise sur les ventes réalisées via l'App Store constitue une utilisation déloyale de sa position dominante et incitent à la hausse des prix qui se répercutent sur les portefeuilles des utilisateurs. Le lobby des entreprises numériques CCIA s'inquiète aussi de la décision de la Cour suprême américaine: "Elle pourrait exposer les entreprises qui offrent des services de plateforme numériques à des poursuites indésirables", a estimé son président Ed Black. De plus, la plupart ne comprennent pas pourquoi cette mise à jour reste cantonnée à une poignée de pays, et non pas déployée à toutes les nations où le service est admis.

Le chiffre d'affaires total de la marque à la pomme était de 58 milliards de dollars.

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