Quand Stockholm réclame à nouveau Julian Assange

14 Mai, 2019, 21:40 | Auteur: Lynn Cook
  • Julian Assange après sa condamnation pour violation des conditions de sa liberté provisoire le 1er mai 2019 à Londres. REUTERS  Henry Nicholls

Un mois après son arrestation, Julian Assange se retrouve à nouveau dans le collimateur de la justice suédoise qui a décidé de relancer les poursuites pour viol à son encontre.

En Suède, le parquet a annoncé, lundi 13 mai, la réouverture de l'enquête dans l'affaire de viol présumé contre l'Australien Julian Assange.

Julian Assange est désormais incarcéré à Londres où il lutte contre son extradition vers les États-Unis, après avoir été délogé le 11 avril, avec l'autorisation de Quito, de l'ambassade d'Équateur, où il se trouvait depuis 2012.

Mais son arrestation spectaculaire le 11 avril à Londres avait ravivé l'espoir de la plaignante et de son avocate de le voir remis à la Suède en vue d'un procès avant la prescription échéant en août 2020.

Âgée d'une trentaine d'années à l'époque des faits, la plaignante avait rencontré Julian Assange lors d'une conférence de WikiLeaks à Stockholm.

Il n'avait en revanche jamais été entendu au sujet de la plainte pour viol d'une autre jeune femme, jusqu'à son audition à l'ambassade équatorienne en novembre 2016 par un procureur équatorien en présence d'une magistrate instructrice suédoise. Elle l'accuse d'avoir engagé un rapport sexuel dans la nuit du 16 au 17 août, pendant qu'elle dormait et sans préservatif, alors qu'elle lui avait à plusieurs reprises refusé tout rapport non protégé.

Julian Assange a toujours affirmé s'être réfugiée à l'ambassade équatorienne de peur d'être extradé aux États-Unis plutôt qu'en Suède. Cette décision "n'était pas fondée sur un manque de preuves, mais sur les circonstances qui entravaient l'enquête", a souligné la procureure suédoise adjointe.

L'affaire pourrait placer à terme la justice britannique devant un épineux dilemme: extrader Julian Assange vers la Suède, en vertu de cette affaire, ou vers les États-Unis, où la justice le réclame pour piratage informatique.

S'il devait être extradé puis reconnu coupable de complot aux États-Unis, Julian Assange serait passible d'une peine de cinq ans de prison.

En attendant, Assange a été condamné à 50 semaines de prison par un tribunal britannique pour violation de ses conditions de liberté provisoire. Son plus grand souci, c'est le risque d'extradition aux États-Unis en raison de son travail journalistique.

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