Ascoval, quatre ans de lutte pour survivre

05 Mai, 2019, 17:40 | Auteur: Aubrey Nash
  • Ascoval Cédric Orban et Nacim Bardi PDG et ouvrier au chevet de leur usine

Après le désenchantement subi au moment du retrait d'Altifort - le repreneur belge - en début d'année, les 270 salariés de l'aciérie retrouvent de l'espoir. Dans un communiqué, il a assuré qu'avec la secrétaire d'Etat Agnès Pannier-Runacher, ils "veiller [aie] nt à la bonne application des volets sociaux et industriels du projet de reprise".

"Le seul message que je suis venu vous adresser ici, c'est un immense merci", a lancé M. Le Maire en saluant l'action des syndicats et des salariés ("C'est vous qui avez sauvé votre outil de production"), ainsi que du président (ex-LR) de la région Hauts-de-France, Xavier Bertrand. "Avec cette reprise, longue et laborieuse, les salariés et les syndicats, unis, emportent une sacrée victoire!".

Le plan de reprise prévoit notamment la sauvegarde de l'ensemble des 270 postes des salariés que compte encore Ascoval " avec l'ensemble de leurs droits acquis ", ont indiqué dans un communiqué conjoint Ascoval et British Steel. Cet épisode avait été vécu comme une véritable douche froide par les salariés, désormais 270, après une dizaine de démissions et de départs à la retraite. À défaut, la liquidation aurait pu être prononcée.

Le 24 avril, le tribunal de Strasbourg a donc examiné quatre nouvelles offres: le sidérurgiste britannique, mais aussi le fabricant italien d'aciers spéciaux Calvi Networks, le fonds SecuFund Industry et l'industriel régional Pascal Cochez.

L'acquisition d'Ascoval permet à British Steel d'asseoir son statut de sidérurgiste européen et d'anticiper le Brexit et les économies de taxe carbone, selon le délégué CGT Nacim Bardi.

En outre, son intérêt pour cette usine confirme l'attrait des Britanniques pour une industrie métallurgique française quelque peu délaissée. Faute de nouvelles commandes, la production d'Ascoval est à l'arrêt jusqu'au 13 mai. L'ancien propriétaire du site, Vallourec, confronté à une chute de ses marchés dans le secteur du pétrole et du gaz, venait d'annoncer un premier plan de restructuration et la suppression de 2.000 postes dans le monde.

Celui qui était encore ministre de l'Economie s'est en effet engagé, en 2015, à ce qu'il n'y est " aucune fermeture de site et aucun départ contraint ".

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