Fête du Travail : un 1er mai rouge... et jaune

02 Mai, 2019, 09:36 | Auteur: Aubrey Nash
  • Des milliers de personnes participent au défilé du 1er mai à Toulouse

De premiers heurts ont éclaté mercredi à Paris à partir de 13h avant le démarrage officiel de la manifestation syndicale du 1er mai, entre des forces de police et des " black blocs " qui avaient rejoint des " gilets jaunes " en début de cortège, ont constaté des journalistes de l'AFP. "C'est une journée de mobilisation et elle revêt toute son importance après les annonces d'Emmanuel Macron qui a dit 'Je vous ai compris, je ne change rien' ", a de son côté souligné Philippe Martinez (CGT).

Devant le commissariat du XIIIe arrondissement, des "black blocs", les mains gantées de noir, tentent de repousser et mettre à terre des barrières anti-émeutes protégeant l'enceinte, encouragés par des "gilets jaunes".

La CGT a dénoncé une "répression inouïe et sans discernement" dont son secrétaire général, Philippe Martinez, a été victime. Selon la préfecture de police, il est en urgence relative et a été transféré à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière. A 17h30, le parquet de Paris recensait 220 gardes à vue.

Des manifestations syndicales et Gilets jaunes sont prévues un peu partout en France pour cette fête du travail qui risque une fois de plus d'être gâchée par des radicaux promettant une journée d'Apocalypse, que l'exécutif espère éviter avec un sérieux dispositif sécuritaire.

Selon un comptage réalisé pour un collectif de médias par le cabinet Occurrence, quelque 40 000 personnes ont manifesté mercredi à Paris, un nombre évalué à 80 000 par la CGT.

Mobilisation rouge.et jaune en ce mercredi 1er mai en France.

"Jusqu'à quel point, dans quelles proportions, comment tout cela se mélange bien ou mal, c'est ça la grande question politique dans laquelle est plongé notre pays et à laquelle sont confrontés tous les dirigeants responsables, y compris nous", a ajouté Jean-Luc Mélenchon, qui était accompagné par Manon Aubry, la tête de liste LFI pour les élections européennes du 26 mai.

La CGT a défilé aux côtés de la FSU, Solidaires et des organisations étudiantes Unef et UNL.

Les projecteurs sont tournés vers la capitale, souvent théâtre de débordements spectaculaires depuis le début du mouvement des "gilets jaunes".

"On accepte évidemment avec intérêt ces préoccupations qui sont portées par d'autres".

L'une des figures des gilets jaunes, Maxime Nicolle, est notamment venu interpeller un cordon de CRS, leur demandant de se "calmer" après une première charge policière sur un petit rassemblement de manifestants où se trouvaient quelques black blocs.

Ils étaient 6.200 à Lyon, 5.500 à Marseille, 3.400 à Nantes, 2.400 à Montpellier, 2.100 à Besançon, 1.800 à Saint-Etienne, 1.600 à Strasbourg, 1.500 à Lille, 1.400 à Dijon, selon la police, et jusqu'à 20.000 à Toulouse, selon la CGT.

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