Des milliers de "Gilets jaunes", deux jours après les annonces de Macron

28 Avril, 2019, 08:26 | Auteur: Sue Barrett
  • Le président Emmanuel Macron lors de sa conférence de presse à l'Elysée le 25 avril 2019 à Paris

La baisse est encore plus spectaculaire à Paris, où 2.600 "gilets jaunes" ont été comptabilisés dans deux cortèges distincts, contre 9.000 lors de l'acte 23. Ceux-ci envisageaient de déployer "un gilet jaune géant" sur la célèbre falaise et d'y "créer des +cordées+ pour rappeler à notre gouvernement que le premier de cordée est bloqué si les derniers de cordée ne peuvent avancer", selon un communiqué des organisateurs de l'événement.

Une mobilisation en baisse, sauf à Paris où le nombre de manifestants avait presque doublé par rapport à la semaine précédente et où un regain de tension avait été enregistré, avec 178 personnes placées en garde à vue.

'Gilet jaune' 'depuis le début', Patricia, une Parisienne de 65 ans, a manifesté avec la CGT car elle est 'pour la convergence des luttes'.

A Paris, sous le mot d'ordre "riposte générale", un cortège mêlant les gilets rouges de la CGT, les "gilets jaunes" et des représentants de partis de gauche a totalisé 5'500 personnes. Le clou reste les violences, qui émaillent chaque samedi les manifestations, et les mêmes analystes s'interrogent si la mobilisation d'après les annonces présidentielles pourra se prémunir des casseurs et des "Black Blocks". "Merci Macron! ", a lâché Nelly, une Francilienne de 70 ans, près du siège de BFMTV, lors d'une "marche sur les médias " à Paris pour réclamer un "traitement médiatique impartial " du mouvement.

Jusqu'à présent, les manifestations strasbourgeoises étaient restées d'une ampleur modérée.

Ce samedi, c'est à Strasbourg qu'un appel " international " à manifester a été lancé, à partir de 13h, en direction du Parlement européen.

Dès 13 heures, une foule de 2.000 personnes s'est donc élancée non loin du centre. En conséquence, les forces de l'ordre ont prévu un dispositif important sur la zone.

Selon la préfecture, "de nombreuses dégradations ont été constatées (éléments du mobilier urbain détériorés et brûlés, vol de matériel de chantier, etc.)" au cours de la journée. En début de soirée, la préfecture faisait état de 42 interpellations, et de sept blessés légers (trois policiers, trois manifestants, et une riveraine).

Vers 15H00, les gendarmes, après plusieurs sommations, ont empêché le cortège, bloqué place de Bordeaux, au nord de la ville, de rejoindre le Parlement européen, situé à un peu plus d'un kilomètre.

"La logorrhée " du président, "c'est +peanuts+, de la poudre de perlimpinpin", a jugé Francine à Toulouse, où le cortège n'a pas pu accéder à la place du Capitole, interdite à toute manifestation.

Les " gilets jaunes " ont finalement été contraints de reculer. À Lyon, une opération escargot contre la limitation de vitesse à 70km/h sur le périphérique lyonnais était notamment organisée. Macron a-t-il répondu aux revendications des gilets jaunes?

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