Notre-Dame "quasi sauvée", selon le ministre français de la Culture

21 Avril, 2019, 05:36 | Auteur: Sue Barrett
  • Wikimedia commons Vue sur la rose nord de Notre Dame de Paris

"Nous disposons d'un état des lieux précis des dispositifs et procédures de sécurité des cathédrales et grands monuments sous responsabilité du ministère de la Culture", explique Franck Riester. "J'ai demandé une actualisation de tous les audits de sécurité-incendie et un plan de sauvegarde des biens culturels, qui tiendra compte des conclusions de l'enquête", ajoute-t-il dans cet entretien. Entre extraction des oeuvres d'art encore présentes, sécurisation d'éléments du bâti et réflexion sur la couverture provisoire du monument.

Ces oeuvres devaient toutes être retirées dans la journée.

Par ailleurs, le président Emmanuel Macron a reçu vendredi une délégation de l'UNESCO pour faire le point sur les aides internationales qui ont afflué, au côté du général Jean-Louis Georgelin, nommé par la présidence pour superviser la reconstruction de Notre-Dame.

Les équipes de conservation du patrimoine ont commencé à extraire vendredi de la cathédrale les "Mays", ces grands tableaux de deux mètres sur trois environ, commandés chaque année entre 1630 et 1707 par la Corporation des orfèvres, pour les mettre en sécurité.

Les agents évacuent ainsi tout ce qui doit l'être "pour permettre au chantier de se dérouler sans être occupé avec les objets précieux au milieu", a détaillé Judith Kargan, responsable du bureau de la conservation du patrimoine.

"Il y a de l'humidité mais les tableaux n'ont pas eu d'eau directe. Quand des poutres enflammées sont tombées, les pompiers ont immédiatement jugulé et éteint le feu", a-t-elle expliqué. "Il y a encore des gravats, des poutres calcinées qui sont dessus", a décrit Franck Riester. Quelques pierres et chimères du beffroi sud menacent de tomber sur les voûtes et le pignon occidental devra également être sécurisé. D'après l'architecte, cette structure va au moins permettre aussi de redonner une " silhouette à Notre-Dame", car elle aura la forme " d'un toit pointu, plus haut que le toit qu'elle avait ", pour permettre aux artistans de travailler dessous.

Les échafaudages autour de la flèche, qui s'est effondrée, n'ont pas besoin d'être démontés dans l'immédiat, a dit Charlotte Hubert, en précisant que tous les efforts étaient concentrés pour l'instant sur l'édifice. Une technique à laquelle il avait été recouru pour la restauration du dôme du Panthéon.

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