"Maison de l'horreur" aux États-Unis: perpétuité pour les parents tortionnaires

21 Avril, 2019, 00:09 | Auteur: Lynn Cook
  • Louise Turpin a été condamnée avec son mari David Turpin à la prison à vie vendredi 19 avril 2019. Frederick M. Brown  Getty  Pool via REUTERS

David et Anna Turpin ont été arrêtés le 14 janvier 2018. Ce vendredi, ils ont été condamnés en Californie à la réclusion à perpétuité avec une peine de sûreté de 25 ans, pour avoir infligé des tortures à douze de leurs treize enfants pendant des années.

Deux d'entre eux ont toutefois assisté à l'annonce du verdict, jeudi, et provoqué les larmes de leurs parents avec des déclarations poignantes.

"Mes parents ont pris ma vie et maintenant je la reprends en main".

Les mots ne suffisent pas à décrire ce que j'ai traversé en grandissant. "Parfois j'ai encore des cauchemars liés à cette période, avec mes sœurs enchaînées par exemple. J'aime mes parents et je les pardonne pour la plupart des choses qu'ils nous ont faites". "Ils nous ont tenus à l'écart du monde, pensant que Dieu les guiderait".

Le couple leur a présenté des excuses, assurant avoir été animés par de "bonnes intentions". "Je ne comptais pas leur faire de mal", a déclaré David Turpin, tandis que sa femme Louise soulignait son amour pour chacun de ses 13 enfants, aujourd'hui âgés de 3 à 30 ans. Tous, sauf le plus jeune, étaient dans des conditions d'extrême saleté et de malnutrition sévère.

Sur les lieux, les policiers ont découvert 12 autres enfants, alors âgés de deux à 29 ans, maintenus captifs dans une sordide maison familiale, à l'odeur nauséabonde. Les parents avaient déclaré pratiquer l'enseignement à domicile, une pratique courante aux Etats-Unis.

Lorsqu'elles n'étaient pas enchaînées, les victimes étaient entravées dans différentes chambres et n'étaient pas autorisées à jouer. "L'adolescente, qui était " un peu maigre " et semblait n'avoir que 10 ans selon le communiqué de presse de la police, " affirmait que ses douze frères et sœurs étaient retenus à l'intérieur de la résidence par leurs parents, précisant que certains étaient attachés avec des chaînes et cadenas ".

Dans un témoignage lu à l'audience, l'un d'eux, désormais étudiant, a confié avoir appris depuis sa libération à faire "du vélo", "à nager", "à manger sainement".

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