Tayeb Belaiz, le président du Conseil constitutionnel, a démissionné — Algérie

17 Avril, 2019, 15:23 | Auteur: Lynn Cook
  • Algérie démission d'un ex-proche de Bouteflika visé par la constestation

À la une du journal de l'Afrique, la nomination de Kamel Feniche comme président du Conseil constitutionnel en Algérie.

Et d'un! Tayeb Belaïz a démissionné, hier, de la tête du Conseil constitutionnel.

Ancien magistrat, ministre de façon quasi ininterrompue durant 16 ans, Tayeb Belaiz, 70 ans, avait été nommé le 10 février à la tête du Conseil constitutionnel par Abdelaziz Bouteflika pour remplacer Mourad Medelci, décédé. Des millions d'Algériens sont sortis ces deux dernières semaines pour réclamer leur départ. Le dernier impair en date commis par le désormais ex-président du Conseil constitutionnel consistait à valider le dossier de candidature d'Abdelaziz Bouteflika, plutôt que d'actionner le levier de l'article 102 de la Constitution. Même si les événements en ont décidé autrement et que le candidat à sa propre succession a fini par abdiquer sous la pression de la rue, Tayeb Belaïz part accablé par son ultime procédé anticonstitutionnel. Le légalisme et le respect des dispositions de la Constitution étaient l'excuse évoquée en haut lieu, pour justifier ce maintien jusqu'à l'élection présidentielle prévue pour le 4 juillet prochain.

Sa démission ouvre probablement la voie au départ de l'actuel chef d'État et de son Premier ministre issus des dernières mesures prises par Abdelaziz Bouteflika, alors président de la République.

Cette stigmatisation précoce va certainement jouer contre le nouveau président du Conseil constitutionnel qui a déjà la lourde charge d'assumer une fonction clé dans la crise politique actuelle. Surtout que cette annonce a été suivie par le discours du chef d'état-major de l'ANP et vice- ministre de la Défense nationale qui laisse la porte ouverte à toute perspective pour sortir le pays de la crise.

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