Des scientifiques impriment un cœur en 3D à base de tissus humains

17 Avril, 2019, 14:25 | Auteur: Sue Barrett
  • Première mondiale un prototype de cœur imprimé en 3D et conçu à partir de... tissus humains

Malgré tout, même après avoir trouvé un donneur - ce qui n'est pas chose aisée - le porteur rejette souvent le cœur, ce qui est tout simplement impossible avec ce cœur imprimé en 3D fabriqué à partir de cellules provenant du patient. Tal Dvir, de la faculté de biologie moléculaire et du Centre Segol de l'Université de Tel-Aviv, qui a dirigé les recherches, souligne que depuis que la technique de l'impression en 3D existe, des chercheurs du monde entier tentaient sans succès de reproduire des organes entiers à partir de tissus humains. " C'est la première fois qu'on imprime un coeur dans son intégralité avec ses cellules et ses vaisseaux sanguins, c'est aussi la première fois qu'on utilise de la matière et des cellules provenant du patient " ajoute-t-il.

"Ce coeur a été conçu à partir de cellules humaines, et de matériaux biologiques propres au patient". Interrogé sur la possibilité d'imprimer en 3D un cœur humain, le professeur indique que les imprimantes 3D actuelles sont limitées en résolution (ce qui complique l'impression des plus petits vaisseaux sanguins) et qu'il faudrait aussi parvenir à construire suffisamment de tissus, ce qui représente un défi supplémentaire.

Le professeur Dvir travaille au Laboratoire de génie tissulaire et de médecine régénératrice de l'École des sciences du vivant George S. Wise de l'Université de Tel Aviv, où il étudie, entre autres, les stratégies nanotechnologiques pour l'ingénierie du tissu cardiaque épais et la fabrication de tissus hybrides.

Les maladies cardiovasculaires sont la deuxième cause de décès en France, la première chez les femmes, et sont à l'origine d'environ 140 000 morts par an. En 2013, les maladies cardiaques étaient responsables de 16% du nombre total de décès dans le pays, selon le ministère de la santé. Prochaine étape, apprendre au coeur à fonctionner comme un coeur humain.

En fin de compte, les cœurs imprimés devraient probablement pouvoir être greffés sur des animaux d'ici un an, estime Tal Dvir.

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