Au moins 121 morts en dix jours de conflit armé en Libye

15 Avril, 2019, 01:29 | Auteur: Lynn Cook
  • Terminal pétrogazier de Mellitah non loin de Zouara

Alors que ses forces n'arrivent toujours pas à entrer dans la capitale, le maréchal Haftar est parti au Caire pour y rencontrer le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi, un de ses plus fervents soutiens.

Au moins 121 personnes ont été tuées et 561 autres blessés depuis le début le 4 avril de l'offensive, a indiqué l'Organisation mondiale de santé (OMS) dans la nuit de samedi à dimanche.

Le Président du Conseil présidentiel du gouvernement libyen d'entente, Fayez el-Sarraj, a affirmé que les forces du général à la retraite Khalifa Haftar et commandant de l'armée libyenne (de la région de l'est) continuaient leurs bombardements aléatoires sur la capitale libyenne Tripoli. Certains soutiens de l'ANL, comme les Émirats arabes unis et l'Égypte, pourraient lui porter secours s'il subit des revers militaires.

Sur le terrain, les forces du GNA et de l'ANL continuent chacune de proclamer des "avancées", mais concrètement, aucune des deux ne semble avoir pris l'avantage.

Dans la foulée des condamnations des "attaques répétées contre le personnel soignant " et ses ambulances, l'Organisation mondiale de santé (OMS) a dressé un bilan lourd.

"Deux ambulances ont été attaquées, samedi en Libye, lors de l'offensive de Tripoli, ce qui porte à huit le nombre total d'ambulances attaquées depuis le début des violences", a poursuivi l'OMS. De son côté, le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA) de l'ONU fait état de 13 500 personnes déplacées par les combats, dont 900 ont été hébergées dans des centres d'accueil.

La Libye est en proie à l'insécurité et au chaos depuis la chute du régime de l'ancien dirigeant Mouammar Kadhafi en 2011.

"Nous surveillons et documentons tous les actes de guerre contraires à cette loi (en Libye) en prévision de l'information du Conseil de sécurité des Nations Unies et de la Cour pénale internationale (CPI)", a-t-elle indiqué sur Twitter.

Cette mise en garde, intervient au lendemain d'un raid aérien, attribué par le GNA aux forces de l'ANL, qui a touché une école à Ain Zara, au sud de Tripoli, théâtre de violents affrontements depuis plusieurs jours. En plus des combats au sol, les deux camps mènent quotidiennement des raids aériens et s'accusent mutuellement de viser des civils.

"On ne peut parler de processus politique pour ramener la stabilité en Libye qu'après s'être débarrassé des groupes terroristes", a-t-il martelé, avant d'ajouter: "Nous irons aux urnes une fois que les milices auront déposé leurs armes".

M. Mesmari a également de nouveau fait état de " terroristes " et " criminels " combattant aux côtés des forces du GNA.

Dans une déclaration appelant à l'arrêt des combats et au retrait de l'ANL des abords de la capitale, l'Union européenne avait exprimé jeudi son "inquiétude face à la participation d'éléments terroristes et criminels aux combats, notamment de personnes répertoriées par le Conseil de sécurité de l'ONU". De son côté, le chef du GNA a fermement démenti ces accusations.

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