La sonde israélienne Bereshit s'apprête à se poser sur la Lune

14 Avril, 2019, 00:17 | Auteur: Lynn Cook
  • Selfie pris par le Bereshit

La veille, la sonde israélienne Beresheet ("au commencement" ou "Genèse" en hébreu) conçue par SpaceIL et IAI s'est écrasée sur la surface lunaire à la dernière minute, échouant à alunir sans dommage. "Eh bien, nous n'avons pas réussi, mais nous avons définitivement essayé, a déclaré le milliardaire Morris Kahn, qui a en partie financé ce programme. Je pense que le fait d'arriver là où nous sommes arrivés est vraiment extraordinaire".

"La sonde Bereshit n'a pas achevé avec succès son alunissage sur la Lune".

L'engin avait été lancé le 22 février par l'entreprise privée SpaceIL, qui aurait été la première société au monde à faire atterrir un engin privé sur la Lune, les missions étrangères précédentes ayant toutes été financées par les gouvernements. Il avait contribué à hauteur de 40 millions de dollars au budget de la mission, d'un montant total de 100 millions de dollars. Elle devait alunir après avoir parcouru quelque 6,5 millions de kilomètres, à une vitesse maximale de 10 kilomètres par seconde (36.000 km/h), selon les partenaires du projet. "Si vous ne réussissez pas la première fois, vous réessayez ", a déclaré le Premier ministre, Benjamin Netanyahu, également présent dans la salle de contrôle.

Beresheet a été propulsé par une fusée Falcon 9 conçue par la firme américaine SpaceX, fondée par l'entrepreneur Elon Musk.

En effet, Israël devait devenir, le quatrième pays à atteindre la Lune, mais une entreprise privée chargée de cette opération a annoncé que l'engin spatial s'est écrasé. "Je réfléchis sérieusement à investir dans un programme spatial", a-t-il dit.

" Le véritable carburant de cet engin, ce sont l'audace et le génie israéliens", avait-il affirmé, et malgré la taille d'Israël, petit pays d'un peu plus de huit millions d'habitants, " nous sommes des géants", avait-il dit. Israël espérait devenir la quatrième puissance à faire alunir un engin spatial après les États-Unis, la Russie et la Chine. La Lune est perçue comme une étape en vue de l'envoi d'humains sur Mars, après 2030 au plus tôt.

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