Hausse du tarif de l'électricité : deux associations en appellent à Emmanuel Macron

14 Avril, 2019, 08:07 | Auteur: Aubrey Nash
  • Emmanuel Macron à l'Elysée le 2 avril 2019

Les constats cinglants de l'Autorité de la concurrence, dont le Gouvernement fait inexplicablement litière, appellent pourtant à rejeter en bloc la hausse prévue du TRV.

En outre, la CLCV et l'UFC-Que choisir trouvent que cette possible hausse ne correspond pas à la couverture des coûts de fourniture d'électricité par EDF et qu'elle "permettrait à EDF et aux opérateurs alternatifs d'augmenter indûment leur prix avec notamment une croissance de 87% de la marge de l'opérateur historique", ajoute le site Internet de l'UFC-Que choisir. Pourtant, l'exécutif s'apprête à mettre en place une hausse de 5,9 % des tarifs, sous proposition de la Commission de régulation de l'énergie (CRE).

Avant que le Président de la République n'annonce les mesures qu'il compte prendre à la suite du Grand débat national qu'il a initié, la CLCV et l'UFC-Que Choisir l'appellent aujourd'hui, dans une lettre ouverte, à répondre concrètement aux attentes largement exprimées de nos concitoyens en termes de pouvoir d'achat, en empêchant que la hausse (+ 5,9 %) du tarif réglementé de vente de l'électricité (TRV), aussi spectaculaire qu'infondée, n'ait lieu.

Les tarifs réglementés de l'électricité avaient été gelés par le gouvernement en pleine crise des Gilets jaunes alors que la rue demandait plus de pouvoir d'achat.

La CLCV et l'UFC-Que choisir martèlent que cette hausse n'est pas "inéluctable". En effet, dans une analyse précise et documentée, l'Autorité de la Concurrence a très sévèrement contesté la méthode suivie par la CRE pour élaborer sa proposition de hausse tarifaire, en soulignant sa déconnexion avec les règles de calcul posées par la loi.

"Le présent courriel vise à lancer l'alerte: en guise de conclusion du Grand débat, les consommateurs n'accepteront pas une hausse de 6% de leur facture d'électricité qui contrevient à la vérité des coûts", concluent ces deux associations. François Carlier, directeur général de la CLCV parle même d'une "véritable provocation" du gouvernement. François de Rugy s'opposera-t-il à la hausse pour calmer, une fois de plus, la gronde sociale? Mécaniquement, tous les consommateurs établissent leurs tarifs en fonction de lui. Mais le tarif de l'électricité est "beaucoup plus faible" en France qu'ailleurs en Europe, a tempéré vendredi 12 avril sur franceinfo Carine Sebi, professeure d'économie à Grenoble École de Management, spécialiste de la politique publique de l'énergie. Au détriment des ménages.

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