Accord Maduro-CICR sur l'envoi d'aide humanitaire — Venezuela

14 Avril, 2019, 01:26 | Auteur: Lynn Cook
  • Ces pannes à répétition affectent notamment les services de distribution d'eau

A cet effet, le vice-président Mike Pence a invité ses pairs à reconnaître le président vénézuélien autoproclamé comme président légitime. "Je ne comprends pas son arrogance, sa suffisance, son suprémacisme racial", a déclaré le président vénézuélien dans une allocution télévisée. @ICRC remains extremely concerned about the welfare of Venezuelans, with too many going without basic services. https://t.co/D3oYg98lk6- Peter Maurer (@PMaurerICRC) 6 avril 2019Jusqu'alors, le successeur de Hugo Chavez avait toujours nié que la situation actuelle puisse être qualifiée de crise humanitaire. 3,5 millions de personnes ont fui le pays et 1/4 des Vénézuéliens ont besoin d'une assistance dans ce que les ONG qualifient de "plus grave crise humanitaire en temps de paix ". La Russie, la Chine et plusieurs autres pays ont apporté leur soutien à Nicolas Maduro.

Evoquant devant le Conseil de sécurité, lors d'une réunion demandée par Washington, "un Etat en déroute", Mike Pence a précisé que Washington était en train de rédiger un projet de résolution pour cette reconnaissance par les Nations unies, qui inclurait une révocation de l'ambassadeur actuel.

S'adressant au représentant du Venezuela, qui tapotait sur son téléphone portable, le vice-président américain lui a lancé qu'il ferait mieux de rentrer dans son pays dire à Nicolas Maduro que "son heure était comptée".

"C'est un nouvel épisode du spectacle destiné à renverser le régime" de Nicolas Maduro, s'est insurgé l'ambassadeur russe à l'ONU Vassily Nebenzia, alors que Mike Pence avait déjà quitté la salle du Conseil. Il accuse les Etats-Unis d'être derrière ces attaques dans le but de déstabiliser son gouvernement. "Nous devons arrêter cette guerre menée par Donald Trump", a-t-il dit.

La capitale Caracas et une grande partie du Venezuela étaient à nouveau plongées dans le noir dans la nuit de mardi à mercredi en raison d'une nouvelle panne d'électricité, selon l'AFP et des témoignages publiés sur les réseaux sociaux.

Depuis le 7 mars dernier, date à laquelle presque tout le Venezuela s'est retrouvé dans l'obscurité quasi-complète, et cela cinq jours durant, les coupures sont régulières mais ne durent pas trop. Cependant, la distribution d'eau, les transports, la téléphonie et l'accès à internet sont à chaque fois durablement paralysés.

L'opposant Juan Guaido, reconnu par une cinquantaine de pays comme président par intérim, a appelé le pays à manifester mercredi à l'occasion d'une "Opération Liberté" contre le réguime du président Maduro.

Le pouvoir a également appelé à des manifestations entre jeudi et samedi pour commémorer le 17e anniversaire du coup d'Etat manqué en 2002 contre l'ex-président Hugo Chavez (1999-2013) et dénoncer les menaces d'"intervention" des Etats-Unis.

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