Kim Jong-un favorable à un troisième sommet avec Trump

13 Avril, 2019, 16:38 | Auteur: Lynn Cook
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"Kim Yong Chol, le premier négociateur sur le nucléaire du Nord, est sanctionné par Washington depuis 2010", relève Ahn Chan-il, le président de l'Institut mondial des études nord-coréennes à Séoul.

Les négociations sont au point mort depuis l'échec du sommet de Hanoï, imputé par Donald Trump aux exigences de Kim Jong-un qui, selon le président américain, réclamait une levée immédiate de toutes les sanctions visant la Corée du Nord du fait de ses activités nucléaires et balistiques.

En rencontrant des cadres du régime mardi, M. Kim leur a donné l'ordre de faire montre " d'une attitude digne de maîtres de la révolution et de la construction dans la situation tendue actuelle et ainsi, de suivre la nouvelle ligne stratégique du parti", selon KCNA.

Le dirigeant nord-coréen a ajouté que sa relation personnelle avec le président américain demeure forte, ajoutant qu'ils pouvaient 's'écrire des lettres' quand ils le voulaient.

"Nous attendrons patiemment jusqu'à la fin de l'année pour que les États-Unis prennent une décision courageuse", a ajouté M. Kim.

Désormais, Kim Jong Un est présenté comme son "ami" et les violations des droits humains ne sont presque plus jamais évoquées par Donald Trump.

Force est de constater qu'il n'en est rien finalement et que le leader nord-coréen, qui au passage a gagné officiellement un nouveau titre (celui de " représentant suprême de tout le peuple coréen "), en a plutôt fait l'occasion de remanier la tête de l'Etat à sa main: en rajeunissant et en écartant des personnalités qui étaient en place bien avant qu'il n'accède au pouvoir, fin 2011. Il en a profité pour remercier par avance le président sud-coréen pour le futur achat massif d'armements américains par la Corée du Sud, rappelle le quotidien.

Kim a exhorté mercredi la direction du Parti des travailleurs au pouvoir à travailler encore plus vers "l'autosuffisance" pour contrecarrer l'effet des sanctions infligées à Pyongyang par l'ONU du fait de ses programmes nucléaire et balistique interdits.

Cette déconvenue soulève des questions quant à l'avenir du processus.

Depuis le fiasco du dernier sommet, l'administration Trump martèle qu'elle souhaite aboutir à un "grand accord" qui permette d'un coup la "dénucléarisation définitive et entièrement vérifiée de la Corée du Nord" en échange de la levée des sanctions qui étranglent l'économie de ce pays.

Les tracts dénonceront la dynastie Kim, au pouvoir depuis trois générations, et l'assassinat de Kim Jong-nam, le demi-frère de l'actuel dirigeant. "Les Sud-Coréens font certaines choses pour aider la Corée du Nord avec de la nourriture et d'autres choses", a-t-il déclaré. "Espérons que cela puisse aboutir à de bonnes nouvelles (.) pour le monde".

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