Un Français condamné à 7 ans de prison pour trafic d’armes — Israël

10 Avril, 2019, 16:11 | Auteur: Lynn Cook
  • Israël un Français condamné à 7 ans de prison pour trafic d'armes

Romain Franck, arrivé le visage recouvert de la capuche de son sweat-shirt qu'il a retirée à l'entrée du juge, a accueilli en silence la peine prononcée en hébreu et traduite à son attention par un interprète.

Romain Franck, agent du consulat général de France à Jérusalem, avait fourni en contrebande des armes à des Palestiniens (environ 70 pistolets et deux fusils automatiques) de la bande de Gaza vers la Judée-Samarie.

Vendredi 29 mars, l'agence de presse a fait savoir, se référant aux déclarations du ministère israélien de la Justice, que, dans le cadre d'un accord, M.Franck avait avoué et avait été reconnu coupable de trois chefs d'accusation (importation et commerce d'armes et fraude). Une fois en Cisjordanie, il remettait les armes à un individu qui les revendait à des trafiquants.

Faut-il le relever, les deux territoires palestiniens sont distants de quelques dizaines de kilomètres à travers Israël. La bande de Gaza, gouvernée par le mouvement islamiste Hamas, ennemi d'Israël, est soumise depuis plus de 10 ans à un rigoureux blocus israélien. La Cisjordanie est sous occupation israélienne depuis plus de 50 ans.

M.Franck, qui ne bénéficie pas de l'immunité diplomatique, avait été arrêté en février 2018 et son procès avait commencé le mois suivant.

Sans avoir de contact avec le Hamas, considéré comme terroriste par l'Union européenne, les diplomates français se rendent régulièrement à Gaza, à la différence par exemple des Américains.

La cour a cependant dressé le tableau d'un jeune homme dépassé, qui avait grandi dans un petit village et avait servi comme pompier volontaire.

Les autorités israéliennes et françaises avaient fait valoir que le jeune Français avait agi de lui-même et que cela ne nuirait pas aux relations franco-israéliennes.

Lors d'une audience en novembre, l'avocat de Romain Franck, Kenneth Mann, avait déclaré que son client n'avait pas de motivations idéologiques et n'avait pas cherché à aider des activistes palestiniens. "Les Français doivent en faire la demande, et les Israéliens décideront", a-t-il dit.

Recommande: