Mohammed VI et Abdallah II dénoncent l'annexion israélienne du Golan

01 Avril, 2019, 10:11 | Auteur: Lynn Cook
  • Bachar Jaafari propose à Trump d'offrir à Israël 2 États américains

La décision de l'actuel locataire de la Maison Blanche, Donald Trump, de reconnaître la souveraineté israélienne sur ce plateau est bien source de polémiques.

La France et le Royaume-uni, deux membres permanents, ainsi que la Belgique, l'Allemagne et la Pologne ont réaffirmé le fait qu'en vertu des résolutions 242, 338 et 497 du Conseil de sécurité, le plateau du Golan ne fait par parti du territoire israélien.

Les hauteurs du Golan, saisies par Israël lors de la guerre des Six jours en 1967 et officiellement annexées en 1981, sont considérées par la communauté internationale comme un territoire occupé.

Les Etats-Unis ont été isolés au Conseil de sécurité de l'ONU au sujet de leur décision unilatérale sur le plateau du Golan.

Lors de cette réunion d'urgence, le Conseil de sécurité a débattu de la reconnaissance unilatérale américaine sur la question de ce territoire syrien considéré comme occupé, selon les résolutions pertinentes des Nations Unies.

Son homologue d'Israël s'est inscrit en faux contre cette lecture, remerciant pour sa part les États-Unis d'avoir reconnu la souveraineté "éternelle " de son pays sur le Golan, garant de sa "survie ".

"Les États-Unis appellent la Fédération de Russie à utiliser son influence sur le régime d'Assad (El Bachar) pour contraindre les forces syriennes à respecter leurs engagements en faveur de l'accord de désengagement des forces et à se retirer immédiatement de la zone de désengagement ", a déclaré le diplomate américain.

Cette décision, en rupture avec le consensus international, a été dénoncée notamment par la Syrie, son allié russe ainsi que plusieurs Etats arabes.

La diplomatie française l'avait clairement affirmé la semaine dernière. le Président américain s'était alors prononcé pour la reconnaissance de la souveraineté israélienne sur le Golan.

L'ambassadeur syrien à l'ONU, Bashar Ja'Afari, qui a véhément critiqué les Etats-Unis et Israël, a, quant à lui, estimé que la décision américaine revenait à humilier les Nations unies. Présente sur le Golan depuis 1974, la Fnuod compte un millier de Casques bleus, dont le mandat vient à échéance en juin.

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