Gérald Darmanin répond à François Hollande : "Grand causeux, petit faiseux"

01 Avril, 2019, 15:42 | Auteur: Sue Barrett
  • HOLLANDE APPELLE À UN NOUVEAU TRAITÉ D'ENTENTE FRANCO-ALLEMANDE

François Hollande critique également la gestion du maintien de l'ordre lors des manifestations.

Commentateur zélé depuis son départ de l'Elysée, François Hollande a adressé ces derniers jours à Emmanuel Macron une nouvelle salve de critiques tout en mettant en garde contre une possible arrivée au pouvoir de l'extrême droite en France.

"Interrogé à l'occasion de la sortie en format poche d'une version actualisée de son livre Les Leçons du pouvoir, François Hollande appelle " les partis de gouvernement qui ont animé le débat démocratique pendant des décennies " à " prendre conscience de leur responsabilité ".

En vue des élections européennes, l'ancien président craint une "paralysie " de l'Europe, impulsée par "les gouvernements d'inspiration populiste comme l'Italie de Matteo Salvini ou la Hongrie de Viktor Orban ". Pour lui, "face à la montée du nationalisme partout dans le monde, à l'affirmation de la puissance économique de la Chine, aux interventions militaires de la Russie, au protectionnisme agressif des Etats-Unis, l'Europe est devant un défi majeur pour son existence même ". En 2022 ou plus tard. Sinon, les nationalismes finiront par l'emporter et la flamme européenne sera définitivement éteinte. Ils ne doivent céder ni à l'outrance ni à la surenchère.

Sur le mouvement des Gilets jaunes, l'ancien président ne regrette pas d'avoir soutenu le mouvement et pointe du doigt le gouvernement pour ne pas avoir su trouver plus rapidement une issue suite à laquelle "ce mouvement n'aurait pas eu cette ampleur, et nous n'aurions pas connu les excès que nous constatons".

Comme président, j'ai été confronté à l'automne 2013 aux Bonnets rouges. L'écotaxe dont j'avais hérité de mon prédécesseur n'était pas comprise, dans ses modalités comme dans sa gestion par un opérateur privé. "Le recul est parfois préférable à l'entêtement", explique-t-il en guise de leçon à Emmanuel Macron.

Néo-retraité de la politique, François Hollande ne compte pas pour autant abandonner son "engagement ".

"Le résultat au bout de deux ans n'est bon ni pour la vitalité économique, ni pour la cohésion sociale", a déclaré dimanche soir sur France 2 celui qui a dirigé la France de 2012 à 2017, renonçant in fine à se présenter pour un second mandat, une première sous la Ve République. Mais je ne le veux pas.

"Les multiples déclarations à l'emporte-pièce ont fait le reste", juge l'ancien président socialiste, "comme si les plus fragiles devaient être jugés responsables de leur propre sort et suspectés de coûter trop cher à la nation". S'il assure "ne pas revenir dans la vie partisane", il dit "ne pas pouvoir accepter que la gauche soit sans perspective".

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