Démarrage des travaux du 30e sommet arabe à Tunis

01 Avril, 2019, 00:29 | Auteur: Lynn Cook
  • Démarrage des travaux du 30e sommet arabe à Tunis

Selon la Ligue arabe, les réunions du Sommet verront l'examen de l'évolution des situations dans la région arabe et des modes et moyens à même de permettre d'aller de l'avant dans le soutien du processus de l'action et de la coopération interarabe dans les différents domaines politique, économique, social et culturel qui sont susceptibles de contribuer à l'instauration de la sécurité, de la stabilité, de la prospérité et du développement des pays et des peuples arabes.

Le Sommet de Tunis intervient directement après la tenue du Sommet Ligue arabe-UE qui s'est tenu en février dernier à Charm El-Cheikh (Egypte) et dont la déclaration n'a apporté aucune nouveauté en ce qui concerne les questions arabes actuelles. Elle fait partie des territoires que l'Etat hébreu occupe et au sujet desquels le Conseil de sécurité de l'ONU avait adopté en 1967 sa fameuse résolution 242. Les dirigeants de la ligue ont affirmé qu'à ce stade, il n'y avait pas d'accord sur le retour de l'adhésion de la Syrie à l'organisation, malgré la fin de la guerre dans la région et le retour du contrôle du territoire du pays par l'organisation Daesh.

L'ordre du jour du Sommet arabe à Tunis prévoit une clause qui stipule le développement de la Ligue arabe en vertu d'une note élaborée par le secrétariat général de la Ligue. Signe de la dégradation des relations entre les Etats-Unis et son allié régional l'Arabie saoudite, alors que les traces de l'affaire Khashoggi persistent, le roi Salmane est en outre revenu sur la position plus traditionnelle des pays arabes: la revendication de la création d'un Etat palestinien en Cisjordanie et dans la bande de Gaza.

Devant l'étendue des crises dans les pays arabes et les réactions y afférentes, qui usent, à chaque fois, de termes de condamnation et d'expressions renfermant vœux et dénonciation, le dossier de la réforme des mécanismes d'action est désormais parmi l'un des thèmes ayant refait surface ces dernières années.

Donald Trump a reconnu lundi la souveraineté israélienne sur le Golan, après avoir reconnu Jérusalem comme capitale israélienne en décembre 2017.

Les derniers développements en Syrie et le dossier du Golan syrien occupé ainsi que la situation en Libye, au Yémen, au Soudan, en Somalie et au Liban ont été également débattus.

La délégation marocaine à ce sommet comprend également Mme Mounia Boucetta, Secrétaire d'Etat auprès du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération Internationale, Ahmed Tazi, ambassadeur du Royaume au Caire et son délégué permanent auprès de la Ligue arabe, ainsi que Fouad Akhrif, directeur du Machreq, du Golf et des organisations arabes et islamiques au ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale.

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