France/Benalla : Macron invite le Sénat à garder "la bonne hauteur"

24 Mars, 2019, 08:35 | Auteur: Lynn Cook
  • France: du nouveau dans l'affaire Alexandre Benalla

L'ancien chargé de mission de l'Elysée Alexandre Benalla a été une nouvelle fois mis en examen pour "port et détention non autorisés d'armes de catégorie B" et "violences volontaires en réunion", notamment, a-t-on appris mercredi soir de source judiciaire, confirmant des informations du Parisien. Ils sont tous deux accusés d'"incohérences", de "contradictions" et d'"omissions".

L'incertitude a régné jusqu'au dernier moment, personne ne voulant prendre le risque d'un pronostic sur la décision du bureau, et rien n'avait filtré de la position de M. Larcher, qui s'était borné à déclarer: "On ne dira que le droit, rien que le droit, tout le droit" "Vive un Parlement libre et indépendant!", a réagi la sénatrice EELV Esther Benbassa sur Twitter après l'annonce de la décision.

Le Sénat soupçonne encore un "faux témoignage" de la part de Patrick Strzoda, directeur de cabinet d'Emmanuel Macron, sur "le périmètre des missions confiées à M. Alexandre Benalla".

Les centristes étaient eux sur une autre logique. "Et Gérard Larcher a malgré tout maintenu son déplacement".

Si les cas d'Alexandre Benalla et de Vincent Crase ne font pas de doute, les sénateurs ne sont pas sur la même longueur d'onde concernant trois autres hauts responsables de la présidence.

En effet, alors qu'il devait se rendre dans l'hémicycle afin de participer aux questions au gouvernement, le Premier ministre Édouard Philippe a décidé de ne pas s'y présenter, en guise de protestation contre la décision de la chambre Haute. "Nous devons être chacune et chacun à la bonne hauteur que nous donne l'histoire du pays, nos institutions ne perdront jamais ça", a ajouté le chef de l'Etat appelant également à " l'esprit de rassemblement ".

"Je peux vous assurer que l'approche qui a été celle du Bureau n'a pas été une approche politicienne, n'a pas été une approche politique, que nous respectons l'expression des uns et des autres mais que tout simplement il fallait respecter l'ordonnance de 1958, en tirer les conséquences sereinement, tranquillement", a-t-il déclaré à l'issue d'une conférence à Sciences Po Lille, boycottée par son homologue à l'Assemblée nationale Richard Ferrand (LREM).

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