Les premières victimes musulmanes inhumées — Attentat de Christchurch

21 Mars, 2019, 14:56 | Auteur: Lynn Cook
  • La première ministre de Nouvelle-Zélande Jacinda Ardern s'adresse aux médias

Un programme de rachat va être lancé pour les armes déjà en circulation, d'un coût estimé entre 100 millions et 200 millions de dollars néo-zélandais (jusqu'à 120 millions d'euros).

"J'annonce que la Nouvelle-Zélande va interdire toutes les armes semi-automatiques de type militaire. La police de Nouvelle-Zélande regrette cette erreur et s'excuse de toute conséquence dommageable de cette erreur".

Cinquante fidèles ont été tués vendredi à l'heure de la prière par un extrémiste australien qui a diffusé en direct les images de son attaque sur les réseaux sociaux et publié au préalable un "manifeste" raciste.

La Première ministre Jacinda Ardern avait promis immédiatement après la tuerie un durcissement d'une législation qui avait permis au tueur d'acheter en toute légalité l'arsenal ayant servi à l'attaque.

" C'est à ça que ressemblent de vraies mesures pour arrêter la violence due aux armes", a réagi le sénateur américain Bernie Sanders, candidat démocrate à la présidentielle américaine". "Je sais que le processus d'identification est incroyablement difficile et frustrant pour les proches, mais j'ai aussi vu ceux qui travaillent à l'enquête, et je peux vous dire qu'ils travaillent incroyablement dur aussi", a indiqué la Première ministre néo-zélandaise Jacinda Ardern. 20 Minutes a dressé son portrait. "(...) Nous sommes un, ils sont nous, "tatau tatau" ", a déclaré Jacinda Ardern face au Parlement, employant au passage les mots de la langue maorie pour adresser un message de solidarité aux musulmans de Nouvelle-Zélande. "Ils n'ont pas un droit inaliénable aux armes et à l'autodéfense contrairement à nous".

Plusieurs hommes portent sur leurs épaules le cercueil de Hussein Mohamed Khalil Moustafa une victime du massacre de Christchurch
Les premières victimes musulmanes inhumées — Attentat de Christchurch

Pour la deuxième journée consécutive, des centaines de personnes se sont rassemblées sous un ciel gris pour faire leurs adieux à de nouvelles victimes du tueur, y compris une habitante de Christchurch convertie à l'islam et un homme âgé mort en tentant de saluer celui qui allait le tuer.

Des élèves pleuraient en accompagnant les cercueils de Sayyad Milne, 14 ans et Tariq Omar, 24 ans.

Le vendredi 15 mars, un homme est entré dans la mosquée Al-Nour, près du parc Hagley à Christchurch. "Son tout petit" rêvait d'être gardien de but à Manchester United, a-t-il expliqué à l'AFP.

Parmi les présents, beaucoup sont scolarisés au collège Cashmere, l'établissement que fréquentait Sayyad, mais aussi Hamza Mustafa, un réfugié syrien enterré la veille. "Reconnaissons alors leur douleur", a-t-elle dit.

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