Le Maroc réagit — Manifestations en Algérie

17 Mars, 2019, 11:58 | Auteur: Lynn Cook
  • Le Maroc rejette toute coordination avec la France sur l’Algérie

"Le Maroc n'a ni à se mêler des développements internes que connait l'Algérie, ni à les commenter", a-t-il ajouté.

"Le royaume du Maroc a décidé de se tenir à une attitude de non-ingérence par rapport aux récents développements en Algérie et s'est abstenu de tout commentaire à ce sujet", lit-on dans la déclaration du département dirigé par Nasser Bourita qui, il n'y a pas longtemps, accusait l'Iran de faire transiter des armes au Front Polisario via son ambassade à Alger.

"Dans ce sillage, le chef de la diplomatie marocaine a qualifié certaines informations rapportées par des médias, qu'il ne précise pas, de " propos fallacieux " et de " positions dénuées de tout fondement ".

"Certains ont même poussé le fantasme jusqu'à alléguer l'existence d'officine obscures agissant sur ces événements", dénonce-t-elle. Cette structure présumée serait composée notamment d'agents du renseignement américains et marocains, d'après l'article de l'analyste iranien paru dans le quotidien libanais Al Binaa et repris, depuis, par une partie de la presse arabe ou algérienne. "Aucun contact n'a été établi avec Paris, ni avec aucun autre pays d'Europe ou d'ailleurs, à ce sujet", assure-t-on à Rabat où la panique s'est emparée du régime monarchique qui craint que le vent du changement parvienne jusqu'à lui. Les relations diplomatiques entre les deux pays ont toujours été très tendu.

Depuis le déclenchement d'un vaste mouvement de contestation populaire en Algérie, plusieurs pays, comme la France ou la Tunisie, se sont défendus contre toute forme d'ingérence dans les affaires algériennes.

Néanmoins, celui-ci a gagné en ampleur, nonobstant les réponses apportées par le Président Abdelaziz Bouteflika, au pouvoir depuis 20 ans et fortement diminué depuis le printemps 2013.

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